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vendredi 16 mai 2014

la fève



La fève


Je suis de retour avec un article santé/forme. Voilà bien longtemps que je n'en avais pas rédigé. Par la même occasion, on change un peu de formule avec des articles un peu moins sérieux. Je continue bien sûr à vous faire partager tous les bienfaits tout en ajoutant une touche plus légère et plus personnelle. En effet j'ai décidé de vous faire partager les vertus de fruits, légumes ou autre aliment que je consomme. Du coup je ne fais plus appel à des crédits photos mais plutôt à des photos personnelles dans la mesure du possible. Non pas que mes photos soient extraordinaires (je fais d'ailleurs appel à votre indulgence), mais je prends un vrai plaisir à élaborer des mises en scènes et à les photographier. Ensuite je partagerai en fin d'article une de mes recettes ou autre (?) en rapport avec cet aliment.

Le 1er article concerne la fève, une légumineuse séculaire.

Généralités sur la fève


La fève est une plante grimpante de la famille des vesces qui prospère sous la chaleur qui produit des cosses dans lesquelles sont nichées des graines. La graine est consommée depuis des millénaires mais est un peu tombée en disgrâce. On peut la consommer fraîche de mars à juillet.

Il existe différentes variétés, comme la fève des champs ou la fève des marais, qui proposent des graines plus ou moins grosses.

Composition de la fève


La fève fraîche apporte 60 kcal pour 100 g, ce qui est assez peu calorique pour une légumineuse. En revanche la fève sèche est 5 à 6 fois plus calorique. Elle comporte des glucides (8 à 10 g pour 100 g), quasiment pas de lipides et 6 g de protéines au 100 g. La fève fraîche est également très minéralisante : magnésium, potassium, calcium, souffre, cuivre, phosphore, zinc... qui participent au bon fonctionnement des réactions métaboliques

Du côté des vitamines, elle est bien pourvue en vitamines du groupe B, qui jouent un rôle dans la croissance et la réparation des tissus ainsi que la production d'énergie pour le corps. On note également la présence de vitamine C, antioxydante, qui protège contre les infections et favorise le processus de cicatrisation.

La fève est riche en fibres, ce qui la rend parfois un peu difficile à digérer. Une astuce pour la rendre plus digeste consiste à la réduire en purée.

Bienfaits de la fève

La consommation régulière de fève et de légumineuse en général permet de diminuer les risques de diabètes et de maladies cardio-vasculaires en participant à l'abaissement du mauvais cholestérol.

Elle est rassasiante, améliore le transit intestinal et le fonctionnement du foie et des reins. Son abondance de minéraux permet de combattre la fatigue.

L'idéal est de la combiner avec une céréale pour  apporter toutes les protéines végétales nécessaires à l'organisme.

Attention les fèves peuvent provoquer des réactions allergiques rares (favisme).

Comment consommer la fève

Fraîches, les fèves peuvent se déguster crues, sans la peau, sur du pain avec du sel ou en salade. Pour cela, elles doivent être cueillies jeunes.

Traditionnellement, elles sont consommées en purée, en potage, sautées, en falafels, sautées, marinées dans l'huile d'olive avec des fines herbes.

Les fèves sèches doivent subir un trempage avant la cuisson. Il existe également de la farine de fève.


RECETTE : 


Ingrédients : 500 g de fèves fraîches, 6 branches de thym, 3 feuilles de laurier, sel, poivre.

Faire cuire les fèves  avec le thym, le laurier le sel et le poivre, à la cocote pendant 20 minutes. Egouttez les fèves en conservant l'eau de cuisson et en retirant les herbes aromatiques. Mettre les fèves dans le blender avec un peu de jus de cuisson. Réduire en purée. Ajouter plus ou moins d'eau de cuisson en fonction de la texture désirée.


jeudi 31 octobre 2013

Mieux connaitre le piment

Piment rouge, piment vert

Souvent regardé avec méfiance, le piment est pourtant un atout précieux pour l’organisme. Peu habituées, nos papilles émettent quelques réticences, alors que dans certains pays, il est un composant incontournable des plats locaux et traditionnels.  

Origine et histoire du piment

Le piment est le fruit d’une plante potagère du même nom et originaire d’Amérique du Sud. Le piment est utilisé depuis plusieurs millénaires.

Il existe de nombreuses variétés de piment dont le piment d’Espelette, le piment oiseau, le tabasco, le habanero, paprika, le pili-pili ou le piment de Cayenne. L’intensité de leur goût varie en fonction des variétés. La molécule responsable du « piquant » est la capsaïcine. Cette molécule, insoluble dans l’eau, permet d’éloigner les prédateurs du piment (insectes et champignons).

A noter que dans certains pays, on qualifie de piment doux, le poivron.

Bienfaits et méfaits du piment

  • Bienfaits

Le piment a fait l’objet de différentes études qui ont mis en évidence certaines de ses vertus. Tout d’abord, le piment renferme des antioxydants (flavonoïdes, vitamine E et capsaïcine), capable de limiter les effets du vieillissement et de réduire les risques cardio-vasculaires et cancéreux.

Le piment pourrait aider à la perte de poids car il possède un effet coupe-faim. De plus il est peu calorique (moins de 10 kcal pour 100 g). Il permettrait également d’abaisser le taux de glycémie lors d’un repas pimenté. L’hiver, il renforce le système immunitaire et dégage les sinus.

Le piment contient des vitamines, C, B6 et K ainsi que des minéraux, fer, manganèse et cuivre, tous indispensable au bon fonctionnement de notre métabolisme.

  • Méfaits

La poudre de piment, comme bon nombre de produits en poudre ou les graines, peut contenir des mycotoxines (champignons), cancérigènes et nuisibles.

Le consommer en excès peut provoquer des problèmes digestifs et augmenter le risque de cancer de l’estomac. Sa consommation est contre-indiquée en cas d’hémorroïdes ou de maladies articulaires.

D’autre part la manipulation du piment nécessite de prendre certaines précautions. Mieux vaut se munir de gants pour le travailler car il peut entrainer des démangeaisons ou des sensations de brûlures et de picotements. On l’a vu le piment est hydrophobe, mieux vaut donc boire quelques gorgées de lait ou d’un corps gras pour éteindre le feu du piment.

Utilisations du piments

En cuisine, le piment peut être consommé frais, séché, mariné dans du vinaigre ou en poudre. Il se congèle très bien. On le retrouve dans des plats typiques comme le chili con carne, la salsa, le goulasch, les tacos, les currys ou les plats exotiques. Le piment se marie bien avec les fruits et les légumes dans les gelées ou sorbets. Enfin le piment est parfois associé au chocolat dont il amplifie la saveur.


C’est un bon insecticide naturel. Il suffit de l’écraser, de le mélanger à de l’eau et de le pulvériser sur la plante. Certains l’utilisent dans les cataplasmes pour soulager les douleurs articulaires ou les tensions nerveuses. Toujours en application externe, il atténue les maux de tête et stimule la circulation sanguine.


jeudi 27 juin 2013

Le fenouil aux vertus digestives

Fenouil

Le fenouil est connu depuis des siècles et a d’abord été utilisé comme plante médicinale (soin des plaies et des piqûres de scorpions ou de serpents), puis comme aromate. Le fenouil appartient à la famille des Apiacées, tout comme les carottes, le céleri, le persil, le cumin ou le cerfeuil. Il apprécie plutôt les régions du Sud, mais la sélection des variétés fait que désormais on peut le cultiver dans des pays plus froids et on le retrouve désormais un peu partout dans le monde.

C’est un légume très riche en micronutriments : potassium, calcium, magnésium, sodium et fer. Il renferme de nombreuses vitamines : vitamine A, C, B9 et E. Il est très peu calorique avec 35 kcal pour 100g.

Ses fibres favorisent le transit intestinal en douceur. Il est rassasiant, reminéralisant et c’est un bon diurétique. Il possède des vertus digestives, antispasmodiques et carminatives.

Le fenouil diminuerait la tension artérielle et participerait à la prévention de certains cancers et des maladies cardio-vasculaires. Les feuilles de fenouil sont très riches en antioxydants et devraient être consommées plus souvent. Il contient des composés à l’action anti-inflammatoire et antibactérienne.

Le fenouil peut se déguster cru, râpé ou en lanières, et cuit, à la vapeur ou braisé. Il accompagne très souvent les poissons, les fruits de mer ou les crustacés. Il se mélange très bien avec les herbes aromatiques ou les épices. Les feuilles, la tige ou le bulbe peuvent être consommés. Le fenouil peut entraîner le syndrome de l’allergie orale.

Le fenouil se retrouve sous d’autres formes que le légume frais :
  • Il existe une huile essentielle de fenouil, aux vertus antivirale et stimulante qui peut aussi être utilisée dans le jardin contre certaines maladies.
  • On le retrouve souvent en tisane (fruits de fenouil séchés) ou sous forme de gélules (poudre) et il est utilisé pour soulager les ballonnements, les spasmes intestinaux, la toux, le rhume ou la grippe. C’est une plante capable de stimuler la lactation chez la femme allaitante ou de lutter contre la diarrhée du nourrisson.
  • Les graines de fenouil, que l’on mâche, servent à traiter la mauvaise haleine ou les nausées. 


jeudi 20 juin 2013

Le navet, pauvre en calories


Navets

Il s’agit d’une plante herbacée et potagère, de la même famille que les choux, les radis, le colza, la cameline ou la navette. Elle produit une racine, du même nom et consommée comme un légume depuis des millénaires. Ce légume peut revêtir des formes (ronde, allongée ou plate) et des couleurs (de blanche à noire, jaune ou blanche et rose) différentes. Il existe de nombreuses variétés de navet dont certaines sont destinées au fourrage.

Le navet est très pauvre en énergie (18 kcal / 100 g). Il est constitué essentiellement d’eau et de fibres insolubles, parfois difficiles à digérer pour les intestins fragiles. Il apporte des vitamines B et C, de nombreux minéraux (potassium, en grande quantité, du calcium, du sodium et du phosphore) ainsi que des oligo-éléments (cuivre, zinc, fer et manganèse). Le navet renferme aussi des composés soufrés utiles dans la lutte contre le cancer ou les maladies cardio-vasculaires.

Les feuilles de navets peuvent se cuisiner. Les graines peuvent être germées. Le navet se consomme cuit de manière général mais peu être dégusté cru en salade. Mais il faut bien reconnaitre qu’il ne fait pas souvent l’unanimité. 



jeudi 30 mai 2013

Le petit pois, petit mais bénéfique

Petit Pois

Le petit pois est surtout consommé en conserve ou en surgelé tout au long de l’année. Sa saison commence tout juste et nous pouvons donc en profiter pour le déguster frais. L’occasion est donc parfaite pour découvrir tout ses bienfaits.

Histoire et origine du petit pois


Il s’agit en fait de graines de pois, qui sont cueillies avant leur maturité. On les consomme comme légume mais le petit pois est classé parmi les légumineuses. Il provient d’une plante grimpante du même nom qui produit une cosse dans la quelle se niche les graines de petits pois. C’est un légume très ancien.

Sa période de production est relativement courte mais les procédés d’appertisation et de surgélation permettent de le consommer tout au long de l’année tout en profitant de ses bienfaits.

Composition et bienfaits du petit pois


Le petit pois apporte :
  • des fibres,
  • des protéines végétales,
  • de l’eau,
  • des oméga 3, 6 et 9,
  • des minéraux : calcium, cuivre, magnésium, fer, phosphore, potassium et sodium,
  • des vitamines A, B, C et E,
  • des antioxydants : la lutéine et la zéaxanthine.

Plutôt calorique (80 kcal/100g), le petit pois est pourtant excellent pour la santé. Vitaminé et reminéralisant, il est également rassasiant. Son activité antioxydante est importante étant donné la richesse et la diversité de ses antioxydants. Il permet de lutter contre les radicaux libres et notamment contre les maladies dégénératives de l’œil. Le petit pois aide à diminuer le mauvais cholestérol et favorise le transit intestinal. Riche en vitamine du groupe B, il permet de prévenir les maladies cardio-vasculaires et de contrôler le diabète.

Utilisation du petit pois et dérivés


Comme toutes les légumineuses, les petits pois apportent le meilleur de leurs propriétés lorsqu’ils sont consommés avec des céréales. Ils peuvent être consommés crus bien que la plupart du temps, on les consomme plutôt cuits. Il ne faut cependant pas abuser des petits pois crus car ils contiennent une substance nuisible à la santé qui se dégrade lors de la cuisson.

Plus le petit pois sera frais meilleur seront ses qualités nutritionnelles car dès sa récolte il entame un processus de conversion du sucre en amidon.

La variété mangetout ou pois gourmand, est une variété de pois dont on mange la cosse et dont les graines sont encore immatures. Il existe désormais une variété de pois gourmand, le Sugar Snap, qui renferme des graines aussi grosses que les petits pois. Les pois cassés quant à eux sont des pois récoltés à maturité, séchés, puis cassés en 2.


Le petit pois peut entraîner le syndrome de l’allergie orale.


jeudi 23 mai 2013

Le poivron, vertueux

Poivrons


On le trouve désormais toute au long de l’année, pourtant la saison du poivron, cultivé dans nos régions, démarre tout juste. Le temps donc de faire le point sur ce légume vertueux.

Histoire du poivron


D’un point de vue botanique, le poivron est un fruit, mais il est cuisiné comme un légume. Sa couleur varie en fonction de sa maturité : le poivron vert n’est donc pas mûr. Ensuite le poivron avançant dans sa maturité, il deviendra jaune puis orange et enfin rouge.

Le poivron est originaire d’Amérique centrale et du Sud, et est plutôt adapté aux climats tropicaux (il ne résiste pas au gel). Il s’agit d’une plante de la famille des piments qui a donné son nom à son fruit. C’est un piment doux qui se distingue par sa forme plus charnue et sa taille plus grosse.


Les bienfaits du poivron


Très pourvu en fibre, le poivron est un grand stimulant du transit intestinal. Il est également très peu calorique (environ 20 kcal/100g). Il est plus facilement digéré cuit que cru par les intestins fragiles.

Le poivron contient des capsiates, une substance stimulante pour le métabolisme, qui aurait un effet brûle-graisse. Elle aiderait également à abaisser le taux de mauvais cholestérol et aurait un effet inhibant sur certaines tumeurs cancéreuses.

Du point de vue des antioxydants, leur quantité varie en fonction de la maturité du poivron :

  • les composés phénoliques, antioxydants, sont localisés plutôt dans la peau. Cette teneur diminue avec le mûrissement et ils sont donc moins présents dans les poivrons rouges ou jaunes,
  • la vitamine C en proportion variable en fonction de leur couleur (les poivrons rouges peuvent en contenir jusqu’à 2 fois plus que les poivrons verts), mais toujours en quantité intéressante. La vitamine C possède des vertus antioxydante et anti-inflammatoire ce qui permet de lutter contre certaines maladies dégénératives. Elle contribue aussi à la bonne santé des os et favorise la cicatrisation.
  • des caroténoïdes, précurseurs de la vitamine A. Les poivrons rouges en contiennent beaucoup plus que les poivrons verts. Très utile à l’organisme, la vitamine A agit sur la bonne santé de la peau, des yeux (vision nocturne). Elle protège contre les infections et favorise les os.
  • de la vitamine B6, qui contribuerait à lutter contre les maladies cardio-vasculaires, nerveuses et stimulerait le système immunitaire.
  • du manganèse, dans le poivron vert uniquement, qui entre dans de nombreux processus métaboliques et qui aide à lutter contre les radicaux libres.
Le poivron vert peut entrainer le syndrome d’allergie orale. Mieux vaut alors le consommer cuit.

Le poivron en cuisine


Pour le peler, on le fera rôtir au four sur toutes les faces puis on le placera quelques dizaine de minutes dans un sac plastique. La peau s’enlèvera ainsi plus aisément. mais si on veut le consommer cru, on pourra l'éplucher à l'économe. Il convient de lui retirer les pépins et la membrane blanche situés à l’intérieur et considérés comme peu digeste.

Le poivron peut se déguster cru ou cuit, sauté, grillé, farci, en saumure, en coulis. Il accompagne de nombreux plats traditionnels comme la ratatouille, la paella, la piperade...



jeudi 9 mai 2013

L'aubergine, antioxydante

Aubergine




L’aubergine est une plante potagère, produisant, le fruit du même nom mais que l’on consomme comme un légume. Elle serait originaire d’Afrique et aurait été domestiquée il y a plus de 2000 ans. En France, on connait surtout la variété violette et allongée mais il en existe des blanches, des jaunes, des tigrées, des rondes, des fines très longues... Ce légume ne se consomme que cuit car sa texture crue n’est pas du tout agréable.

L’aubergine contient des antioxydants surtout dans sa peau : des phénols et des anthocyanes. Elle est riche en :
  • manganèse , très actif pour le métabolisme,
  • cuivre, indispensable pour la production d’hémoglobine et la régénérescence des tissus,
  • zinc, pour l’immunité et le système reproductif,
  • magnésium, qui agit dans à peu près tous les systèmes métaboliques du corps humains (os, nerfs, muscles, immunité, stress...)
  • potassium, pour diminuer la tension artérielle,
  • vitamine B1, bénéfique pour le système nerveux et la production d’énergie,
  • vitamine B6, que l’on retrouve dans  les systèmes nerveux et sanguins.

Elle est très peu calorique (20 kcal/100g) et contient beaucoup d’eau.

L’aubergine protège des dommages liés aux radicaux libres. Elle permet de lutter contre certaines maladies comme les maladies cardio-vasculaires ou certains cancers. Elle diminue le mauvais cholestérol et l’hypertension. Elle est diurétique et facilite le transit intestinal grâce à ses fibres abondantes.

L’aubergine se déguste frite, farcie, en caviar, en purée, en beignets, dans la fameuse ratatouille, la moussaka ou les currys. Lors de la cuisson, elle a tendance à beaucoup « boire » l’huile, ce qui augmente énormément ses calories. Pour y remédier, on peut la faire dégorger au sel afin qu’elle absorbe moins les graisses.




jeudi 2 mai 2013

La pomme de terre aux vertus insoupçonnées



La pomme de terre

Désormais incontournable dans la plupart des pays du monde, la pomme de terre séduit de nombreux consommateurs pour sa facilité de conservation, ses mises en œuvre nombreuses et variées et son goût peu prononcé et doux. Pourtant sommes-nous conscients des bienfaits de la pomme de terre ?

Histoire et origine de la pomme de terre


La pomme de terre est un tubercule, issu de la plante herbacée du même nom. Originaire d’Amérique du Sud, la pomme de terre est connue dans cette région du monde depuis des millénaires. Elle s’est rapidement propagée dans le monde entier dès le XVIème siècle avec les conquistadors. En France la pomme de terre a d’abord été utilisée pour nourrir les bêtes, surtout les cochons. Elle fut ensuite apprivoisée en cuisine vers le XVIIIème siècle. C’est désormais un aliment de base dans de beaucoup de pays.

Quelle pomme de terre dans ma cuisine ?


Les variétés de pommes de terre sont nombreuses. On en compte plus de 50. Parmi les plus connues, on peut citer :
  • La Bintje, très utilisée dans l’industrie agro-alimentaire pour les produits transformés de la pomme de terre comme les chips, les purées ou les frites surgelées,
  • La Belle de Fontenay, une des plus anciennes variétés,
  • la Charlotte, Amandine ou Ratte, à la chair ferme,
  • La Roseval, à la peau rose,
  • La Pompadour possédant un label Rouge,
  • La Chérie, qui convient à toutes les formes de cuisson,
  • La Vitelotte, une pomme de terre ancienne à la chair violette, riche en antioxydants (anthocyane), mais aux faibles rendements,


Il existe des variétés de pomme de terre transgénique (Amflora, Fortuna et New Leaf).

On distingue 2 types de pommes de terre:
  • les pommes de terre primeurs, récoltées avant leur maturité, qui doivent être consommées rapidement. Elles font l’objet d’appellations d’origine et donc d’un cahier des charges rigoureux.
  • les pommes de terre de conservation, récoltées à leur maturité. Ces dernières sont fréquemment traitées contre la germination. Il convient donc de ne pas en consommer la peau.

Pomme de terre

Les bienfaits de la pomme de terre


A mi-chemin entre légume et féculent, la pomme de terre contient beaucoup de glucides (amidon) mais aussi beaucoup d’eau. Elle apporte 80 kcal / 100g en moyenne mais son mode de cuisson est déterminant pour sa valeur énergétique, pouvant multiplier jusqu’à 7 sa valeur énergétique.

La pomme de terre renferme également :
  • des protéines, de bonne qualité, riches en acides aminés essentiels,
  • des vitamines, dont la vitamine C avec un taux particulièrement élevé dans les pommes de terre primeur. Le stockage et la cuisson ont une influence directe sur la teneur en vitamine C. Elle apporte également des vitamines du groupe B,
  • des sels minéraux, potassium, phosphore, fer calcium, magnésium
  • et des fibres.


La pomme de terre facilite le transit intestinal. Elle pourrait agir sur l’hypertension et l’obésité et abaisser e mauvais cholestérol, mais là encore son mode de cuisson est déterminant. Elle possède une activité antioxydante d’autant plus élevée qu’elle est colorée (jaune, rose ou violette).

On lui connait des vertus cicatrisante et calmante notamment pour le système digestif. Elle peut être utilisée en cataplasme contre les brûlures, les crevasses ou les engelures. Elle est émolliente et adoucissante. Elle peut agir contre les cernes en décongestionnant la zone autour des yeux.  

Les différentes applications de la pomme de terre


En cuisine, les façons de préparer la pomme de terre sont innombrables : rissolées, à la vapeur, en robe des champs, en purée, en frites, en gratins, en potage, sautées, en galette, en crêpes, dans les gâteaux, en salade...

Ces applications dans l’industrie sont nombreuses :
  • En agro-alimentaire bien sûr, sous forme surgelée, déshydratée, en frite ou encore en fécule,
  • En cosmétique, on retrouve la fécule de pomme de terre dans les rouge à lèvres,). Il existe une gamme de produit de beauté bio, originaire du Pérou à base de pomme de terre. Plus simplement, la pomme de terre crue râpée peut servir de soin hydratant pour la peau des mains ou du visage
  • En pharmacie, elle entre dans la composition de certains médicaments
  • Dans diverses industries : dans les couches pour bébé, en papeterie, dans certains textiles, pour la fabrication du caoutchouc, de certaines colles ou le glaçage des papiers photo. La fécule de pomme de terre entre dans la production de plastiques biodégradables (sachets plastiques).


mercredi 3 avril 2013

L'épinard, vitaminé et reminéralisant


Epinards frais

Originaire de Perse, l’épinard est une plante potagère de la même famille que la betterave. Il peut pousser à peu près toute l’année dans les zones tempérées. Il faut attendre le XVème et XVIème siècle avant qu’il ne fasse une véritable apparition dans la cuisine européenne. Très peu calorique, les épinards comptent 20 kcal/100g et sont donc très diététiques et reminéralisants.

Les épinards sont riches en vitamines (A, B1, B2, B6, B9, C, E et K) et minéraux (fer, magnésium, cuivre, calcium, phosphore, manganèse, potassium). On compte parmi ses actifs des caroténoïdes qui diminuent les risques de dégénérescences oculaires (DMLA, cataractes, rétinite...). Les épinards permettent également de lutter contre le stress oxydatif qui peut entrainer des maladies cardio-vasculaires, dégénératives ou des cancers. Les épinards contiennent des glycolipides que l’on retrouve par exemple dans le thé ou le persil, et qui jouent un rôle anti-inflammatoire. Leur richesse en fibres en fait un bon stimulant pour le transit, d’autant plus qu’il est très digeste.

Paradoxalement, l’épinard cuit referme plus de vitamines et de minéraux, la cuisson les libérant. Les épinards ne sont aussi riches en fer que le veut bien la légende. Ils en contiennent certes mais il est beaucoup moins bien assimilé que le fer contenu dans les légumes secs par exemple. L’absorption du fer est améliorée par la vitamine C.

Les personnes qui ont des calculs rénaux doivent limiter leur apport en épinards. La vitamine K est très présente dans les épinards, ils devront donc être consommés en faible quantité lorsque l’on prend des anti-coagulants.




mercredi 20 février 2013

Le radis en toute saison



Radis rouge

Le radis est une plante potagère de la famille des Crucifères (choux, navet, navette, colza, cameline...). Il est cultivé pour sa partie comestible, la racine, et consommé comme légume. Son origine, un peu floue, remonte à des millénaires. C’est une légume que l’on retrouve en toute saison.

Il existe différentes variétés de radis aux formes (long ou rond) et couleurs différentes (rouge, noir ou blanc). Il peut être plus ou moins piquant selon s’il a bénéficié de plus ou moins d’eau.

Riche en minéraux (soufre, calcium, phosphore, potassium) et en oligo-éléments (fer, iode), le radis aide à reminéraliser le corps. Les radis rouges sont très peu calorique (15kcal/100g). Le radis noir, plus riche en glucides, affiche quant à lui 50 kcal/100g. Les radis apportent de la vitamine C et B9, des fibres et un peu de provitamine A.

Le radis noir, légume d’hiver, est connu pour son action sur le foie et la vésicule : c’est un très bon dépuratif, riche en vitamines B et C et en fibres. Il sert également à la fabrication d’un sirop antitussif et comme fluidifiant des bronches et des sinus.

De manière générale, le radis diminue les risques de maladies cardio-vasculaires et agit sur la prévention de certains cancers. Il joue un rôle antioxydant et permet de lutter contre les radicaux libres. Il peut aider à diminuer le taux de mauvais cholestérol et améliore la mémoire. Le radis favorise le transit intestinal. C’est un bon diurétique. Le radis prévient la chute des cheveux et fortifie les ongles.

Radis Noir
Il peut entraîner le syndrome du colon irritable chez les personnes sensibles, qui limiteront ou stopperont sa consommation.

Les radis sont très souvent dégustés crus mais peuvent être cuits ou marinés. Les graines de radis sont comestibles et peuvent être consommées germées. Les fanes se dégustent en potage. Il existe une huile de radis obtenue à partir des graines pressées à froid, très peu répandue en Europe mais fort connue en Chine. 




mercredi 6 février 2013

Le céleri, dépuratif et digestif



céleri / cèleri

Le céleri  ou cèleri est une plante de la famille des Apiacées (carotte, fenouil, persil, cerfeuil...) dont les feuilles et la racine sont consommées. Le céleri aime l’humidité. Il existe 4 variétés :
  • Le céleri branche,
  • Le céleri-rave,
  • L’ache des marais,
  • Et le céleri à couper.


Le cèleri est utilisé comme un légume mais aussi comme un condiment. Il se consomme cru ou cuit. Les graines de céleri peuvent être ajoutées pour parfumer certains plats ou mélangées avec du sel.

Peu calorique (20kcal/100g), le cèleri est composé essentiellement d’eau. Il apporte des vitamines A et C et certaines vitamines du groupe B. Il renferme également de nombreux oligo-éléments et minéraux (potassium, phosphore, magnésium, fer, zinc, sodium...). Il est très riche en fibres et contient un antioxydant de la famille des caroténoïde, la lutéine.

Le céleri est digestif, dépuratif, diurétique, carminatif, tonique. Il fluidifie le sang et stimule le système nerveux. Il serait aphrodisiaque. Le cèleri permettrait d’abaisser l’hypertension. Il aiderait à soigner les infections urinaires en améliorant le drainage des reins.

L'huile essentielle de céleri, obtenue à partir des graines, est utilisée en cosmétique pour traiter les tâches cutanées. 

Attention, le céleri est allergène pour certaines personnes. Il est également photo-sensibilisant. Mieux vaut éviter de s’exposer au soleil après en avoir consommé ou avoir été en contact prolongé avec la plante. Il peut s’en suivre des brûlures de la peau dont la gravité varie en fonction de l’ensoleillement et de la dose ingérée. 



mercredi 23 janvier 2013

La carotte, vitaminée et antioxydante




Les carottes
Très populaire en France, la carotte est le 3ème légume le plus consommé après la pomme de terre et la tomate. On dit qu’elle donne bonne mine et rend aimable, alors qu’en est-il ?

Origine et histoire de la carotte


La carotte est une plante bisannuelle de la famille des Apiacées et originaire du golfe persique mais qui est désormais cultivée comme une plante annuelle. Elle donne une racine orangée, du même nom, qui est consommée comme un légume. Elle est cultivée dans les zones tempérées un peu partout dans le monde.

Elle comprend de nombreuses variétés de couleurs différentes dont certaines sont en voie d’extinction. D’abord jaunes ou violettes, la carotte doit sa couleur orangée aux hollandais qui ont réalisé une sélection naturelle de variétés de carottes qui a aboutit à la carotte telle qu’on la connait aujourd’hui.

La carotte se consomme toute l’année : la primeur d’avril à juillet, la carotte de saison de juillet à octobre et la carotte de conservation pendant les mois d’hiver. Pour être conservées pendant les mois d’hiver, les carottes peuvent être stockées dans du sable humide, à basse température mais hors gel.

Composition et bienfaits de la carotte


La carotte est composée à 90% d’eau et apporte 30 kcal / 100g. Elle contient un peu de protéines, des glucides et très peu de lipides. Plus la carotte est jeune moins elle est sucrée.

Riche en caroténoïdes, des antioxydants naturels responsable de sa coloration orangée, la carotte stimule l’immunité et ralentit le vieillissement cellulaire. Elle aide à prévenir de certains cancers et des maladies cardiovasculaires en diminuant le taux de mauvais cholestérol et améliorant l’activité antioxydante.

La carotte renferme des fibres en abondance (pectine et cellulose) qui aident à réguler le transit. Elle est efficace pour lutter contre la diarrhée et joue un rôle piège lors de l’assimilation du cholestérol et des sucres.

Du côté des vitamines, la carotte apporte des vitamines :
  • C et E, antioxydantes,
  • B1, indispensable aux systèmes nerveux et musculaires,
  • B2 qui joue un rôle dans l’assimilation des nutriments.

La carotte est une bonne source de minéraux tels que le calcium, le magnésium, le potassium ou le fer.

Utilisations de la carotte


La carotte peut être consommée sous diverses formes : crue, cuite, en purée, émincée, en salade, en soupe ou en jus. Elle peut incorporer des préparations salée ou sucré dont le fameux carrot cake. Elle souvent ajoutée dans les marinades ou les plats en sauce car elle permet de couper l’acidité du vin et d’adoucir la préparation.

Les carottes fanes sont un gage de fraîcheur. Les fanes, comestibles, peuvent être utilisées dans les potages ou les soupes.

Il existe un macérât de carotte ou huile de carotte. Il nourrit la peau et illumine le teint. Il peut être utilisé en assaisonnement dans les plats cuisinés.

Une variété de carotte blanche est utilisée comme fourrage pour les animaux mais cette utilisation tend à disparaitre.

La carotte crue peut entrainer le syndrome de l’allergie orale qui provoque des démangeaisons de la bouche et/ou de la gorge.


mercredi 9 janvier 2013

La mâche, salade hivernale par excellence



Mâche ou doucette


La mâche est une plante toute petite originaire d’Afrique du Nord et de l’Eurasie. Sous sa forme sauvage, elle pousse spontanément dans les champs en automne. C’est une salade d’hiver qui se récolte de septembre à mars et nécessite peu d’attention. Il existe différentes variétés : verte de Cambrai, Vit, coquille de Louviers... La mâche Nantaise possède une IGP (Indication Géographique Protégée). La France est le premier pays producteur de mâche en Europe.

La mâche est très peu calorique et très riche en fibres. Elle contient des oméga 3, pour la bonne santé de l’organisme et notamment le système cardio-vasculaire ainsi que du béta-carotène, un antioxydant naturel, en grande quantité.

Elle apporte :
  • de la vitamine A, qui favorise la croissance de certains tissus et hydrate la peau
  • de la vitamine B9, qui aide à avoir un bon sommeil et à lutter contre la fatigue et le stress,
  • de la vitamine C, qui contribue à l’amélioration du système immunitaire et à l’absorption du fer,
  • du fer, indispensable au transport de l’oxygène dans le sang et la fabrication des globules rouges,
  • de la chlorophylle aux vertus purifiante et tonifiante.

La mâche renforcerait le système immunitaire et diminuerait les risques de maladies cardio-vasculaires tout en ayant des vertus apaisantes. 


jeudi 29 novembre 2012

L'endive

Endive


L’endive, appelée aussi chicon est une plante de la famille des Astéracées (chicorée, laitue, salsifis, topinambour, artichaut, marguerite…). Elle est obtenue par forçage c’est-à-dire qu’on l’oblige à pousser à une période différente de sa pousse normale.

L’endive est assez récente puisqu’elle date du début du 19ème siècle. C’est en Belgique que sa culture si spécifique a été mise en place. A la manière des champignons de Paris, les endives poussent dans les caves, à l’abri de la lumière. Il fallait autrefois plusieurs semaines avant d’obtenir une endive. Aujourd’hui la modernisation des techniques de culture permet d’obtenir une endive en moins d’un mois à n’importe quelle période de l’année.

L’endive doit être maintenue même après récolte dans un endroit sombre pour éviter qu’elle ne verdisse et devienne amère.

L’endive contient du sélénium, un formidable antioxydant, plutôt rare dans les légumes. Mais elle apporte également du phosphore, du magnésium, du potassium et du calcium. Très peu calorique (15 kcal / 100 g), elle est riche en fibres et en eau. Du point de vue des vitamines, l’endive apporte de la vitamine C, B1, B2 et B9.

L’endive stimule le foie et la vésicule biliaire. Elle est reminéralisante, diurétique et purifie le sang. Elle aide à la digestion et au transit intestinal.



jeudi 22 novembre 2012

Tout savoir sur les graines germées

Les graines germées



Lorsque l’on parle de graines germées, on pense tout de suite pousse de soja, la plus connue d’entre elles. Et pourtant des graines germées, il en existe beaucoup d’autres. Pour en savoir un peu plus sur ces petites pousses, voici 6 questions qui font le tour du sujet.

Qu’est-ce qu’une graine germée ?


Une graine germée est une graine que l’on fait germée dans le but de la consommer. Les graines germées ne poussent pas en terre mais nécessitent un traitement particulier.

On distingue 5 catégories de graines :
  • Les légumineuses comme le soja vert ou haricot mungo, les petits pois, les lentilles, la luzerne appelée aussi alfalfa, le trèfle, le pois chiche, le fenugrec,
  • Les légumes avec le fenouil, le céleri, la carotte, le brcoli, le choux, le radis, le persil, la betterave, l’épinard, le navet, l’oignon, le poireau,
  • Les oléagineux tel que le tournesol, le sésame, la noisette, l’amande, le chanvre,
  • Les céréales dont le blé, l’avoine, le maïs, l’orge, le millet, le seigle, le quinoa, le riz,
  • Les mucifagineux avec le cresson, la roquette, la moutarde, le lin.


Toutes les graines ne se consomment pas. Ainsi les graines de tomate, d’aubergine ou de rhubarbe sont toxiques.

Pourquoi consommer des graines germées ?


Consommer des graines germées apporte un bénéfice certain à l’organisme. En effet les graines germées sont plutôt complètes et contiennent :
  • Des protéines,
  • Des minéraux (calcium, fer, magnésium, potassium, manganèse, zinc, phosphore…) en quantité parfois importantes.
  • Des vitamines A, B, C, D et E,
  • Des antioxydants avec notamment le carotène et la vitamine E,
En outre les graines germées sont extrêmement digestes et sont assimilées très facilement par le corps. Elles sont dépurative, drainante et stimulante. Leur richesse en fibres améliore le transit. Il semblerait également qu’elles régulent le cholestérol.

Dans un plat, elles apportent du goût et ajoutent une note croquante ou piquante.

Comment faire germer une graine ?


La culture des graines germées nécessitent un équilibre harmonieux entre 4 facteurs :
  • Le taux d’humidité : humide, oui mais pas trop, c'est-à-dire que les graines ne doivent pas être noyées sous l’eau. Elles nécessitent aussi plusieurs rinçage, en principe 2 par jour avec une eau de qualité.
  • L’air : l’oxygène est nécessaire à leur développement. Leur bocal doit donc être aéré.
  • La lumière : lumineux, mais pas trop non plus. Mieux vaut éviter la lumière directe.
  • La chaleur : la aussi avec modération c'est-à-dire près d’une source de chaleur mais pas en contact direct. Il faut compter une température oscillant entre 20°C et 25°C.
Les graines, avant leur mise en germination, sont dites « en dormance » ou « au repos ». Le trempage les fait sortir de cet état : elles entrent alors dans la phase de pré-germination, une sorte de phase de réveil. Puis la phase de germination commence avec l’apport régulier d’humidité. Quelques transformations - simplification des chaines de nutriment et multiplication des vitamines - s’opèrent dans la graine laissant place à la graine germée.

Où trouver les graines germées ?


Elles se trouvent facilement, déjà germées en magasin bio ou diététique. Sinon, vous pouvez toujours les faire germer par vous-même en utilisant des paquets de graines à germer et un germoir (il en existe des plus ou moins sophistiqués) ou tout autre méthode plus simple comme un bocal ou une assiette et de la gaze ou du tulle.

Et la polémique sur les graines germées ?


Bien choisir ses graines germées est primordial, qu'il s'agisse de les consommer toutes prêtes ou bien de les faire pousser par soi-même. Elles doivent être de bonnes qualités, bio de préférence et répondre à certains critères. Il faut s’assurer qu’elles proviennent bien d’une culture spécifique, destinée à l’alimentation humaine c’est-à dire que les animaux ne doivent pas pénétrer dans les cultures et que les engrais naturels sont à proscrire. N'importe qu'elle graine n'est pas bonne, qualitativement, à faire germer.

Lorsqu’on choisit de faire germer ses graines, il est indispensable de bien respecter les règles d’hygiène lors des opérations de trempage et de renouvellement de l’eau. Les animaux domestiques ne devront pas s'en approcher. On choisira des paquets de graines à germer destinés à l'alimentation humaine également pour éviter tout risque de contamination par un germe.

Comment consommer les graines germées ?


Les graines germées se consomment, de manière générale, crues afin de préserver tous leurs bienfaits. Certaines légumineuses et céréales peuvent cependant être cuites à feu doux pour casser leur enveloppe, un peu dure.
Les graines germées se dégustent en salade, dans les soupes, sur les tartines, les omelettes, dans les jus de légumes, les dips ou les sauces. 




mercredi 26 septembre 2012

La betterave, tonifiante



Betterave rouge

Même si la betterave rouge peut se consommer toute l’année, il ne vous reste plus que quelques semaines pour pouvoir déguster cette racine charnue sous forme fraîche.

Origine et histoire de la betterave


Originaire d’Europe de l’Est, la betterave est surtout cultivée en Europe du nord et aux Etats-Unis. Cette plante est connue depuis l’Antiquité pour ses vertus médicinales. La France est l’un des plus gros producteurs mondiaux. Sa production s’étend de juin à octobre.

Il existe 3 types de betterave :
  • La betterave sucrière, riche en sucre et de couleur blanche. Ce type de betterave sert à la production de sucre. La transformation de la betterave en sucre date du début du 19ème siècle et a connu un énorme essor sous l’égide de Napoléon 1er. La France est aujourd’hui le 1er producteur de sucre de betterave au monde.
  • La betterave fourragère, de différentes couleurs, est plutôt destinée à l’alimentation animale en hiver pour les vaches laitières ou les porcs. Mais la proportion de betterave fourragère a tendance à diminuer au profit du maïs.
  • La betterave potagère est utilisée comme légume. On en trouve de différentes couleurs, jaune ou rayée blanche et rouge, mais c’est surtout la betterave rouge qui est consommée. Elle peut être mangée crue ou cuite. D’ailleurs sa cuisson se fait à la vapeur ou au four. Les betteraves cuites de la grande distribution sont pasteurisées et cuites sous vide. Elles peuvent ainsi se consommer tout au long de l’année. Les feuilles de betterave peuvent se manger crue ou bien cuite à la manière des épinards.


Composition et bienfaits de la betterave


Très riche en vitamine C, la betterave contient également quelques vitamines de la famille B notamment la vitamine B9, chère aux femmes enceintes, et un peu de vitamine E.

Très fournie en fibres, la betterave aidera les intestins les plus paresseux. Il est conseillée de la consommée cuite pour les intestins sensibles.

La betterave est un légume bien pourvue en antioxydants :
  • La bétanine qui régule le foie et possède des qualités anti-inflammatoires et anti tumorales. Il s’agit d’un pigment, responsable de la coloration de la betterave.
  • Des caroténoïdes, qui agissent contre les maladies dégénératives de l’œil, préviennent contre les maladies cardio-vasculaires et protègent contre les méfaits du soleil.

La betterave referme également de nombreux minéraux comme le phosphore, le magnésium, le calcium ou le sodium, indispensables à la bonne marche de l’organisme. Elle contient également un taux intéressant en nitrates. Ceux-ci permettent de fluidiser le sang. Ils amélioreraient ainsi l’irrigation de cerveau et diminueraient le risque de développer des maladies dégénératives. La betterave est riche en potassium, qui œuvre pour diminuer le risque d’hypertension.

Du point de vue des calories, la betterave est l’un des légumes les plus caloriques avec 40kcal pour 100g. Mais devant ses qualités diurétique, tonifiante et reminéralisante, ce détail est bien vite occulté.


Utilisations de la betterave


On l’a vu plus haut la betterave peut servir de fourrage ou pour la production de sucre. L’extrait de betterave est un additif alimentaire, le E162, utilisé comme colorant.

En cuisine, la betterave peut se consommer crue, cuite ou sous forme de jus. Elle vient garnir les salades mais aussi les plats de viande comme le gibier. On peut l’utiliser pour en faire du chutney ou colorer la vinaigrette, les pates, le riz.

En cosmétique, le jus de betterave peut servir à colorer les gloss ou les baumes à lèvres. La bétanine est incorporée dans les shampoings pour redonner du volume aux cheveux.

La betterave sucrière sert depuis quelques années à l’élaboration de bioéthanol, un carburant écologique.
La betterave est à éviter pour les personnes présentant des calculs rénaux oxaliques. Les personnes sous traitement anticoagulant consommeront les feuilles de betterave avec modération car elles contiennent de la vitamine K.


mercredi 11 juillet 2012

L'oignon, gorgé de bienfaits


oignons et bienfaits

Histoire et origine


L’oignon est une plante herbacée de la famille des amaryllidacées, utilisée comme plante potagère. C’est à la fois un légume et un condiment. Son bulbe, avec parfois ces feuilles lorsqu’elles sont jeunes, est consommé cru, cuit ou confit.

Il existe de nombreuses variétés d’oignon parmi lesquelles l’oignon blanc, l’oignon jaune, l’oignon rouge ou l’échalote. Originaire d’Asie Centrale, l’oignon est connu depuis l’Antiquité et a été très utilisé par de nombreuses populations au fil des siècles.

Il existe des oignons labellisés AOC, l’oignon de Roscoff ou l’oignon doux des Cévennes.

Composition de l’oignon


L’oignon comporte de nombreux composés qui protègent notre organisme et le maintiennent en bonne santé. En effet l’oignon renferme :

  • de nombreux antioxydants polyphénols, flavonoïdes, anthocyanes,
  • des vitamines A, B et C,
  • des composés sulfurés, responsables aussi du gout, de l’odeur et du larmoiement provoqué par l’oignon,
  • des oligo-éléments iode, fer, sodium, magnésium, sélénium,
  • des éléments indispensables à notre corps: phosphore, potassium, silice.

Les bienfaits de l’oignon


La consommation de légumes de la famille des amaryllidacées (poireau, ail, ciboule, ciboulette, échalote) pourrait diminuer les risques de cancer du système digestif entre autre grâce à la présence des antioxydants et du sélénium. L’oignon peut également limiter les risques de maladies cardio-vasculaires grâce notamment aux anthocyanes.

La présence de composés sulfurés a également une action sur la bonne santé cardiaque puisqu’ils limiteraient l’agrégation plaquettaire dans les vaisseaux sanguins. Ce rôle est tout de même moindre comparé à l’ail. Les composés pourraient aussi jouer un rôle dans la prolifération des cellules cancéreuses en annihilant leur action.

Notons tout de même que les oignons blancs contiennent beaucoup moins d’antioxydants que les oignons rouges ou jaunes. D’ailleurs les antioxydants sont surtout présents dans les couches externes des oignons.
Outre ces vertus, l’oignon est réputé pour être diurétique, hypoglycémiant et antibactérien. Il aide à prévenir l’ostéoporose, grâce à un antioxydant de la famille des polyphénols. En revanche, il peut causer des troubles digestifs chez certaines personnes qui en limiteront leur consommation.

En homéopathie, l’oignon est plus connu sous le nom de Allium Cepa et permet de traiter les rhumes, rhumes des foins et grippes.

Et en usage externe ?


Il existe des remèdes de grand-mère à base d’oignon pour les petits maux du quotidien. En cataplasme l’oignon est utile contre les migraines. Appliqué cru, il soulage les piqures d’insectes ou les brulures. En le faisant bouillir quelques minutes un oignon haché, dans de l’eau puis en lui ajoutant du miel, il traite les maux de gorge.

En produit de beauté, le jus de l’oignon peut traiter l’acné, les tâches de vieillesse ou la chute des cheveux. Il favorise la microcirculation de l’épiderme, améliorant le teint.

mercredi 13 juin 2012

la rhubarbe, bienfaisante


pétioles de rhubarbe


Cette plante, typiquement printanière, va bientôt nous fournir ses dernières tiges, à moins que vous figuriez parmi les chanceux qui pourront profiter d’une 2ème repousse en août ou en septembre. Ses tiges acidulées, qui peuvent en laisser perplexes certains, en inspirent d’autres qui rivalisent de bonnes idées pour la cuisiner.

Généralités sur la rhubarbe


La rhubarbe est une plante de la famille des Polygonacées (sarrasin ou oseille) qui pousse dans les régions tempérées. Originaire d’Asie, son utilisation était surtout médicinale et seule la racine était exploitée. Elle n’a été cuisinée qu’à partir du XVIIIème siècle. Il existe différentes variétés allant du vert au rouge en passant par le rose.

Il s’agit d’un légume mais qui est très souvent cuisiné comme un fruit. Seuls les pétioles (ou tiges) sont consommées. Les feuilles sont toxiques car elles contiennent une forte teneur en acide oxalique pouvant entrainer des dysfonctionnements sanguins et rénaux. D’ailleurs les personnes souffrant de problèmes cardiovasculaires, de calculs rénaux, d’arthrite ou d’hémorroïdes doivent limiter leur consommation au maximum. Elle déconseillée pour les femmes enceintes et allaitantes.

Bienfaits de la rhubarbe


Constituées essentiellement d’eau, la rhubarbe est très peu calorique. Riche en vitamine C et vitamine K elle est stimulante et  antianémique.

Sa richesse en fibres (pectine, cellulose) permet de diminuer le mauvais cholestérol et améliore le transit intestinal. Elle possède des vertus anti-inflammatoires notamment des muqueuses buccales ou du foie.

La rhubarbe apporte également des minéraux comme le potassium ou le phosphore mais aussi le magnésium et le calcium. Elle est riche en antioxydants (tanins et polyphénols) qui permettent de lutter contre les radicaux libres.

Utilisations de la rhubarbe


Rhubarbe
En phytothérapie, c’est souvent la racine qui est utilisée pour ses vertus laxatives. La confiture ou la compote de rhubarbe permet de lutter contre la constipation. La rhubarbe en infusion soulage les aphtes ou les gingivites.

En cuisine, ce sont les tiges qui font le bonheur des plus créatifs. Elles se conservent plusieurs jours au réfrigérateur et supportent la congélation. La rhubarbe se cuisine aisément en crumble, tartes, mousse, crème, confiture, compote, sorbet… On peut l’associer à de nombreux fruits, souvent dans le but d’atténuer son acidité sans pour autant trop sucrer. Certains la consomme crue, roulée dans du sucre ou du sel, d’autres la cuisinent en version salée. Elle peut ainsi accompagner viandes et poissons et entrer dans la composition des tajines, taboulés, chutney…


mercredi 30 mai 2012

Le concombre en quelques mots


bienfaits du concombre


Originaire d’Inde, le concombre appartient à la famille des cucurbitacées tout comme la courge, la courgette, le cornichon ou le melon. Le concombre est un fruit même s’il est cuisiné comme un légume.

Les propriétés du concombre sont pour la plupart contenues dans sa peau. On le dit anti-inflammatoire et ayant la capacité de ralentir la croissance des cellules cancéreuses. Il diminuerait le risque de maladies cardio-vasculaires et possède un léger pouvoir antioxydant.

Le concombre est un aliment souvent utilisé dans les régimes car il est très peu calorique et rassasiant. Il contient 95% d’eau, ce qui en fait un bon diurétique, mais peu de fibres. Parmi ces composants bénéfiques, on retiendra le béta-carotène, les vitamines C et K, et des minéraux comme le calcium, le magnésium, le phosphore ou le potassium.

En cuisine, le concombre se consomme généralement cru, en salade. Mais il peut très bien être cuit et cuisiné un peu à la manière de la courgette, à la poêle, en gratin… S’il vous semble trop difficile à digérer, il est conseillé de retirer les pépins en son centre.

En cosmétique, le concombre est idéal pour les peaux grasses qu’il régule dans leur production de sébum. Appliqué à même la peau, il soulage les couperoses et atténue les cernes et les poches. Le concombre est tonifiant et hydratant pour l’épiderme. Que ce soit pour les produits cosmétiques industriels ou fait maison, on peut utiliser le concombre sous forme d’extrait de concombre ou d’huile de pépins de concombre. De cette manière, on profite des vertus astringente, éclaircissante et hydratante du concombre tout au long de l’année. 


mercredi 16 mai 2012

Les fines herbes



les fines herbes


On les appelle fines herbes ou herbes aromatiques. Quelles sont-elles ? Comment et pourquoi les utiliser ?

Qu’appelle-t-on fines herbes ?


Il s’agit de plantes potagères aromatiques utilisées pour assaisonner et parfumer les plats. La partie utilisée est généralement la feuille. On pourra les consommer fraîches, séchées ou déshydratées (lyophilisées).
Il existe 3 grandes familles d’herbes aromatiques :
  • La famille des Apiacées : persil, cerfeuil, fenouil, coriandre, angélique, aneth, cumin, anis…
  • La famille des Lamiacées : thym, basilic, marjolaine, mélisse, menthe, origan, sarriette, sauge, romarin, serpolet…
  • La famille des Alliacées avec l’ail, l’oignon, la ciboulette, l’échalote, la cive…

Les fines herbes peuvent englober aussi d’autres plantes issues de diverses familles comme l’estragon (Astéracées), la citronnelle (Graminées), le laurier (Lauracées) ou l’oseille (Polygonacées).

Comment utilise-t-on les fines herbes ?


En règle générale, les herbes aromatiques s’ajoutent en fin de cuisson ou juste avant de servir le plat pour ne rien perdre de leur saveur. La famille des Lamiacées cependant supporte bien les longues cuissons douces. Sur les plats froids en revanche, mieux vaut les ajouter longtemps à l’avance afin qu’elles développent tous leurs arômes. On peut les utiliser dans tous les plats qu’il s’agisse de légumes, crudités, viandes, poissons, fruits, féculents, légumineuses, soupes, sauces ou bien pour aromatiser les huiles ou les vinaigres, les marinades, certains alcools, ou encore en infusion.

Les fines herbes congelées doivent être utilisées encore congelées, afin d’éviter qu’elles ne noircissent ou ne ramollissent. Les herbes séchées ont tendance à être plus parfumées que les herbes fraîches. Il convient donc de les doser en conséquence.

Les herbes fraichement cueillies se conservent 4 à 5 jours au réfrigérateur, dans une boîte hermétique. On peut congeler les herbes aromatiques en les éminçant de manière à ce qu’elles soient prêtes à l’utilisation. Ainsi elles peuvent se conserver pendant 6 mois dans une boîte ou un sachet fermé. Une autre manière de les conserver, consiste à les séchées la tête en bas puis, une fois sèches, de les garder dans une boîte hermétique jusqu’à 6 mois.

Elles peuvent facilement se cultiver dans de petits pots sur le rebord de la fenêtre de la cuisine ou sur le balcon.

En cosmétique, elles entrent dans la composition de parfum ou de produits de beauté (menthe, sauge, thym, anis…)

Pourquoi les utiliser ?


Les fines herbes sont des trésors de bienfaits. Cependant les faibles quantités généralement utilisées ne suffisent peut-être pas à profiter de leurs vertus. Il est d’ailleurs recommandé d’en ajouter dans le maximum de plat.

L’un des premiers avantages de l’utilisation systématique d’herbes aromatiques est de diminuer sa consommation de sel. En effet les plats étant plus gouteux, on a tendance à moins les saler.

La liste de leurs bienfaits est plutôt longue :
  • Richesse en vitamine A : persil, basilic,
  • Richesse en vitamine C : persil, estragon, basilic,
  • Richesse en vitamine K : estragon, menthe, sauge, thym,
  • Richesse en calcium : basilic, persil, thym,
  • Richesse en fer : estragon, menthe, persil,
  • Richesse en magnésium : persil,
  • Richesse en flavonoïdes : romarin, thym, sauge,
  • Vertus antifongiques : ciboulette,
  • Vertus antibactériennes : ciboulette, romarin,
  • Vertus antiseptiques : romarin, menthe, thym,
  • Vertus anti-inflammatoires : fenouil, thym, menthe, basilic,
  • Vertus antioxydante : ciboulette, estragon, menthe, romarin, persil
  • Vertus digestives : menthe, sauge, estragon, thym, basilic, sauge, coriandre, origan,
  • Vertus diurétiques : estragon, aneth, fenouil,
  • Vertus antispasmodique : romarin, aneth,
  • Vertus carminatives : ail, fenouil, aneth, basilic, anis, cerfeuil, marjolaine, sarriette…,
  • Action contre le mauvais cholestérol : menthe, ciboulette
  • Action contre l’hypertension : ciboulette.


Même si les études scientifiques à l’appui manquent, leurs bienfaits sont souvent ancestraux. Elles pourraient jouer un rôle dans le traitement ou la prévention de certains cancers.

Les fines herbes contribuent à conserver les aliments en s’attaquant aux bactéries qui pourraient altérer les plats. 


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