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jeudi 6 juin 2013

Le chèvrefeuille pour lutter contre les affections respiratoires

Chèvrefeuille

Le chèvrefeuille est un arbuste décoratif qui pousse au bord des chemins et des forêts dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord et les régions subtropicales. On peut le trouver également sous forme de lianes ornant des tonnelles ou des murs. Le chèvrefeuille aime le soleil et il en existe plusieurs variétés. Il produit des fleurs, souvent parfumées, de couleurs blanches à rouges en passant par le rose, le jaune ou l’orange. Elles laissent place ensuite à des baies sombres non comestibles et même toxiques. Il fait le bonheur des papillons nocturnes.

Peu utilisé en phytothérapie occidentale mais connu depuis des millénaires en Asie, le chèvrefeuille est un antibiotique naturel : il possède des vertus antiseptique, antalgique, expectorante. Certains de ses composants permettent de fabriquer l’aspirine.

Il permet de traiter les problèmes respiratoires comme l’asthme. Il soulage la toux, les maux de gorge, les aphtes, la diarrhée et les troubles urinaires. Il est diurétique et efficace en cas d’intoxication alimentaire. Le chèvrefeuille permet de réguler la glycémie sanguine et de soulager les états fébriles.

On peut utiliser le chèvrefeuille sous différentes formes :
  • en tisane (fleurs) pour lutter contre la grippe, les angines ou les cystites,
  • en sirop (fleurs) pour soulager la toux,
  • en décoction (gargarisme) pour apaiser les maux de gorge ou les laryngites,
  • en lotion (ésotérisme), pour débloquer les situations difficiles,
  • en macérât, pour tonifier le corps en cas d’état grippal, de stress ou de nervosité,
  • en gelée de fleurs, pour fortifier l’organisme.


Dans tous les cas, l’utilisation des plantes en phytothérapie doit être soumis à l’avis d’un spécialiste. 



jeudi 27 décembre 2012

La cardamone, digestive

La cardamone

Notre série épice de Noël de ce mois de décembre s'achève avec la cardamone, une épice moins usitée en Europe mais très répandue en Asie, en Inde d'où elle est originaire et en Afrique.

La cardamone est une plante herbacée à rhizome originaire d’Inde (de la côte de Malabar) et connue depuis des millénaires pour ses vertus médicinales. Elle produit un fruit qui contient des graines et qui une fois séché est utilisé comme épice. Seules les graines sont aromatiques mais la fleur séchée permet de les conserver. L’épice est commercialisé soit entière soit en poudre.

La production se fait aujourd’hui grâce à une souche de plante domestiquée mais on la trouve encore à l’état sauvage. Sa production s’est étendue d’autres pays que l’Inde comme le Cambodge ou le Vietnam.

Il existe la cardamone verte et la cardamone brune ou noire aux goûts complètement différents. On trouve aussi de la cardamone blanche obtenue par blanchiment de la cardamone verte.

La cardamone est riche en huile essentielle. Elle contient du camphre, de l’eucalyptol, de la carvone, du pinène et terpinène. D’ailleurs elle parfois est utilisée en parfumerie.

La cardamone est couramment utilisée pour soigner les infections dentaires ou gingivales, les maux de gorge ou les voies respiratoires encombrées. Elle aide à la digestion et soulage les maux d’estomac. Elle est stimulante, tonique et antiseptique. Elle assainit l’haleine après avoir mangé de l’ail.

La cardamone est utilisée pour parfumer le café ou le thé. En Europe, elle est peu utilisée hormis dans les mélanges d’épices comme pour le pain d’épices ou les épices de Noël ou bien dans le vin chaud. Elle peut parfois servir à parfumer l’hydromel. Elle est incorporée dans les currys et entre dans la composition du ras-el-hanout. Du point de vue des associations, la cardamone se marie bien avec l’orange, les figues, les framboises, le thé ou le café.

Les graines peuvent être torréfiées dans une poêle pour accentuer leur arôme. La cardamone doit être utilisée tout de même avec parcimonie car elle est puissante sans être piquante.

Découvrez les autres épices de Noël : la cannelle, la girofle et le gingembre.


jeudi 20 décembre 2012

Le clou de girofle, une épice puissante


Clou de girofle


Après la cannelle et le gingembre, on poursuit la découverte des épices de Noël avec le clou de girofle. Son arôme extrêmement puissant lui confère de nombreuses vertus.


Histoire et origine du clou de girofle


Le girofle ou giroflier est un arbre tropical, originaire d'Indonésie, de la famille des Myrtaceae (Eucalyptus, goyavier, arbre à thé...). C'est une famille de plantes très riche pour la parfumerie et l'aromathérapie. La production du clou de girofle est désormais souvent industrialisée. Les principaux pays producteurs sont l’Indonésie, Madagascar, la Tanzanie, le Sri Lanka e les Comores.

Le girofle est une des épices les plus anciennes. Les chinois l'utilisent depuis de nombreux siècles. On le connaissait depuis des millénaires pour ses applications en cuisine ou en médecine. 

Le clou de girofle provient des boutons de fleurs, cueillis mûrs à la main juste avant leur ouverture, puis séchés au soleil. 

Composition du clou de girofle


Le clou de girofle contient une bonne proportion d'huile essentielle et d'eau. Il offre également des tanins, connus pour leur vertus antioxydantes et des fibres.

L'huile essentielle de girofle est composée en grande partie d'eugénol, un phénol réputé pour ses propriétés analgésiques et antiseptiques.


Bienfaits du clou de girofle

Le clou de girofle est extrêmement puissant. D'ailleurs son huile essentielle dit être utilisée avec beaucoup de précautions. C'est un anti-inflammatoire, un antiseptique, un anti-bactérien et un anesthésiant local.

Le clou de girofle améliore l'haleine, et soulage les douleurs dentaires. C'est un dépresseur du système nerveux. Il tonifie le système immunitaire, les intestins et les voies respiratoires. Il renforce le système digestif et est bénéfique pour le coeur. 


Utilisations du clou de girofle


En cuisine, le clou de girofle est très utilisé. Il entre dans de nombreux mélange d'épices, épices de Noël, pain d'épices, 4 épices... Il est souvent utilisé pour les pot-au-feu, les marinades, les bouillons, le vin chaud, la choucroute, les currys ou les charcuteries.

Le clou de girofle peut être utilisé en décoction sur la peau pour lui redonner de l’éclat et éliminer les impuretés. Il peut être infusé ou ajouté au thé pour le parfumer.

Le clou de girofle peut servir de parfum d’ambiance, planté dans une orange. Il repousse les mouches et les moustiques.

Le clou de girofle entre dans la composition du fameux khôl mais aussi dans des cigarettes indonésiennes, les Kreteks, qui absorbent une bonne partie de la production mondiale.










mercredi 12 décembre 2012

Le gingembre, champion en antioxydant

Gingembre



Fameux composant du pain d’épices tout comme la cannelle, le girofle et la cardamone, le gingembre est une épice pleine de vertus. Partons à la découverte de cette racine ancestrale à la réputation sulfureuse.

Histoire et origine du gingembre


Le gingembre est une plante tropicale originaire d’Asie et connue depuis des millénaires pour ces qualités médicinales. Il est présent en Europe depuis plus de 20 siècles et était reconnu comme antidote ou pour ses vertus carminatives. De nos jours, le gingembre est cultivé dans le monde entier : en Inde, en Chine ou en Thaïlande bien sûr mais aussi en Australie et dans certains pays d’Afrique.

Les différentes formes du gingembre


C’est le rhizome qui est consommé c'est-à-dire la racine. On le trouve sous des formes très différentes :
  • frais, il peut être râpé, haché ou coupé en fines rondelles et accompagne toutes sortes de plats épicés,
  • en poudre, séché et moulu, il entre dans la composition du mélange 4 épices ou agrémente les plats. On le trouve également en capsules,
  • confit, le gingembre pourra alors intégrer surtout les pâtisseries et les desserts,
  • en huile essentielle, extraite du rhizome également et plutôt utilisée en parfumerie.


Composition du gingembre


Le gingembre fait partie des végétaux les plus riches en antioxydants. Parmi ces antioxydants on peut citer le gingérol également anti-inflammatoire. Le gingembre cuit aurait une meilleure activité antioxydant car certains des nombreux antioxydants qu’il contient sont libérés lors de la cuisson. Du côté des nutriments, le gingembre est riche en manganèse, favorisant ainsi le bon déroulement des processus métaboliques.

Bienfaits du gingembre


Le gingembre protège contre les maladies dégénératives liées au vieillissement et aux maladies cardio-vasculaires. Le gingembre en poudre possède la capacité de prévenir voire de stopper les nausées et les vomissements, notamment liés à la grossesse ou au mal des transports. Il favoriserait la digestion, la rendant plus rapide mais il faudrait en consommer beaucoup. Ses qualités anti-inflammatoires lui permettent de diminuer les douleurs liées à l’arthrite et aux rhumatismes. Il abaisserait le taux de glucose dans le sang. On le dit souvent aphrodisiaque mais aucune étude n’a démontré cette hypothèse.

Le gingembre possède des effets anticoagulants et sa consommation doit être limitée avant toute intervention chirurgicale ou pour les personnes soumises à un traitement sanguin. Il semblerait qu’il interfère également avec les traitements pour le cœur ou pour le diabète.


mercredi 5 décembre 2012

La cannelle, incontournable en cette fin d'année

Cannelle, une épice vertueuse



Star des fêtes de fin d’année avec le traditionnel pain d’épices, dans les sablés de Noël ou encore dans le vin chaud, la cannelle parfumera forcément vos repas festifs. Et c’est une bonne chose puisque la cannelle regorge de bienfaits.

Histoire et origine de la cannelle


La cannelle est une écorce qui provient d’un arbre, le cannelier de Ceylan, originaire du Sri Lanka. De nos jours, cet arbre est cultivé un peu partout dans le monde. Il existe une deuxième espèce de cannelle, la cannelle de Chine ou casse. Son goût est plus amer et moins sucré. Elle est moins répandue en Europe mais connait un vif succès en Amérique du Nord. La très grande majorité de la production de cannelle provient de l’Asie, toute qualité confondue.

Très ancienne, cette épice est connue depuis l’Antiquité. Son utilisation était alors surtout médicinale ou religieuse. Elle était considérée comme précieuse et son prix était fort élevé. Elle devient un ingrédient culinaire, pour parfumer les mets, vers les 15ème et 16ème siècles. Son prix tend alors à baisser et elle se vulgarise.

Composition et vertus de la cannelle


Chose étonnante, la cannelle est très riche en fibres qui représentent pour plus de la moitié de sa composition. Fortement pourvue en antioxydants (tanins), la cannelle permet de lutter contre le stress oxydatif. Elle contient également du manganèse, agissant lui aussi dans la lutte contre les radicaux libres. La cannelle est aussi une source de fer.

La cannelle est antiseptique, antispasmodique, vermifuge. Elle stabiliserait les diabétiques et diminuerait la tension artérielle. Elle protège contre les maladies cardio-vasculaires. Elle possède des vertus antimicrobiennes et anti-inflammatoires. Elle aiderait à lutter contre la fatigue et les rhumes.

A forte dose, la cannelle peut être nocive surtout la cannelle de Chine, plus riche en composés toxiques. Elle peut aussi causer des inflammations de la gencive et des muqueuses buccales.

Les différentes utilisations de la cannelle


On peut la consommer en poudre, en bâtonnet ou en huile essentielle. L’huile essentielle de cannelle est obtenue à partir de l’écorce, martelée puis macérée dans de l’eau de mer et enfin distillée. La cannelle en poudre ne supporte pas les longues cuissons, contrairement à la cannelle en bâton. Elle sera donc ajoutée à la fin des préparations.

Surtout utilisée en cuisine, la cannelle connait également quelques applications en pharmacie, en cosmétique ou en parfumerie. Elle compose de nombreux mélanges d’épices (ras-el-hanout, 4 épices, 5 épices, garam-masala…).

Elle peut intégrer les desserts, comme le pain d’épices, les compotes, les brioches, mais aussi des plats salés tels que les tajines, les ragoûts, le riz, les currys ou les soupes de poulets. Elle se marie très bien avec la patate douce ou la courge. Dans les boissons, la cannelle fait aussi merveille : thé à la cannelle, chocolat chaud, vin chaud. 


mercredi 8 août 2012

L'agar-agar pour une cuisine saine et légère

agar-agar
L'agar-agar


100% naturel, 100% végétal, sans calorie, coupe-faim, l’agar-agar affiche des qualités plutôt alléchantes.

L’agar-agar, qu’est-ce que c’est ?


Il se présente sous la forme d’une poudre claire la plupart du temps bien qu’on le trouve aussi sous forme de filament, mais son utilisation est beaucoup moins pratique sous cet état. Cette poudre est extraite d’algue rouge. Il s’agit d’un polymère de galactose contenu dans les parois cellulaire de l’algue.

Le mode opératoire pour obtenir cette fine poudre d’agar-agar est relativement simple : les algues sont lavées puis séchées plusieurs fois et portées à ébullition pour extraire le mucilage. Le mucilage est extrait à chaud, il est ensuite purifié, déshydraté et enfin broyé en poudre. Le mucilage est un polysaccharide végétal qui gonfle au contact de l’eau et se gélifie. On le retrouve aussi dans la pomme, l’avoine ou l’aloé vera.

Si on l’utilise depuis peu chez nous, en revanche l’agar-agar est très exploitéé dans la cuisine japonaise depuis sa découverte fortuite au XVIIème siècle.

Les propriétés de l’agar-agar


Sans odeur, sans goût, l’agar-agar ne modifie en rien les saveurs des plats. Il est constitué à 80% de fibres solubles et possède un apport calorique extrêmement faible. Son pouvoir gélifiant est 7 fois supérieure à la gélatine d’origine animale.

Riche en minéraux (calcium, phosphore, fer), l’agar-agar permet une bonne conservation des plats car les bactéries ne s’y développent pas.

Une fois ingéré, l’agar-agar va gonfler dans l’estomac et former un gel qui agit comme un piège pour les graisses, les sucres et les toxines. Comme il n’est pas digéré, il sera éliminé de l’organisme avec tout ce qu’il aura piégé. Ainsi, il tempère l’appétit, aide à la digestion et à l’élimination des déchets.

A forte dose, l’agar-agar peut tout de même avoir un effet laxatif et entrainer des flatulences.

Les utilisations de l’agar-agar


Il est utilisé comme liant, épaississant et gélifiant végétal par l’industrie alimentaire. D’ailleurs on pourra le reconnaitre dans les produits sous la dénomination E406. On retrouve l’agar-agar dans les sorbets, glaces, yaourts, crème dessert, confiseries à base de fruits, confitures…

En cuisine, l’agar-agar vient souvent en remplacement de la gélatine dans les flans, les bavarois, les mousses, les aspics, les terrines, les crèmes… On peut aussi l’incorporer aux confitures et aux gelées pour diminuer l’apport en sucre. L’agar-agar offre de nombreuses possibilités une fois apprivoisé. Il doit être chauffé à 90°C pendant 1 à 2 minutes. Il entame sa gélification en dessous de 40°C. Attention, l’agar-agar ne se dissout pas dans l’huile ou l’alcool. Pour son dosage, il est recommandé d’utiliser 2 g d’agar-agar, soit une cuillère à café rase, pour 500ml de liquide.

En diététique, l’agar-agar peut servir de complément alimentaire. Il suffit de l’incorporer à du thé, du jus de fruit ou une soupe et de le consommer avant le repas. Il agira ainsi en tant que coupe-faim naturel.

L’agar-agar est aussi utilisé en microbiologie pour gélifier les milieux de culture. Il possède également des applications en cosmétique ou dans l’industrie pharmaceutique. Il sert à prendre les empreintes dentaires ou archéologiques. 



mercredi 1 août 2012

La lavande, thérapeutique

Lavande
Fleur de lavande


Son parfum est souvent qualifié de « vieillot », pourtant la lavande possède bien des vertus qui méritent qu’on s’attarde sur cette petite fleur si odorante et emblématique.

Origine et histoire de la lavande


La lavande est un petit arbuste de la famille des Lamiacées (menthe, thym, romarin, sauge…). Très appréciée des abeilles, elle s’orne de petites fleurs mauves ou bleues en épis, à l’odeur puissante.

Originaire du bassin méditerranéen, la lavande est utilisée depuis des siècles. Son extraction en huile essentielle a permis de développer sa culture et ceci dès le XIXème siècle. En France, la culture de la lavande s’étend de la Provence au Vaucluse mais on la produit aussi dans la Drôme, le Lot ou le Tarn et Garonne. C’est un des symboles indissociable du Sud de la France.

Au-delà de nos frontières, on retrouve certaines espèces en Espagne ou au Portugal. Quelques pays de l’Est de l’Europe ont développé sa culture comme la Bulgarie, l’Ukraine ou la Russie. Il existe des productions dans des pays plus surprenant comme l’Australie (Tasmanie) ou le Canada, où quelques précautions sont nécessaires pour passer l’hiver.

La récolte des fleurs a lieu au tout début de la floraison, de préférence pendant les fortes chaleurs afin que leur senteur soit la plus développée. La lavande connait très peu de prédateur car son odeur puissante les repousse.

Les principales espèces de lavande


Il existe de nombreuses espèces de lavande. Néanmoins, on en compte 4 principales :
  • La lavande vraie ou lavande fine (Lavendula Angustifolia) : il s’agit d’une espèce sauvage qui donne une très bonne qualité d’huile essentielle et qui pousse en altitude. Son huile essentielle est réservée à la parfumerie de luxe ainsi qu’à la phytothérapie et l’aromathérapie,
  • La lavande aspic (Lavendula Latifolia) : de floraison plus tardive, elle est très odorante mais moins appréciée en parfumerie,
  • Le lavandin (Lavendula hybrida) : c’est une variété d’hybride naturel entre la lavande vraie et la lavande aspic. C’est l’espèce la plus cultivée en Provence car elle possède un rendement pour l’obtention de l’huile essentielle bien meilleur que la lavande aspic. D’ailleurs son huile essentielle est surtout utilisée dans l’industrie. Elle pousse plutôt en plaine.
  • La lavande stéchas ou lavande papillon (Lavendula Stoechas) : c’est une lavande sauvage, à la floraison précoce de mars à mai. Elle ne présente pas de grand intérêt pour la parfumerie car elle est très peu odorante.


La production d’huile essentielle de lavande


huile essentielle de lavande
L'huile essentielle de lavande

Arrêtons-nous quelques instants sur la production d’huile essentielle qui représente le plus gros de l’activité autour de la lavande. Il existe 2 procédés de distillation de la lavande qui n’offrent pas la même qualité de lavande.
  • La distillation traditionnelle : après une phase de séchage puis de fanage pour la lavande fine uniquement, l’huile essentielle est obtenue par entrainement à la vapeur. Le cycle de distillation de la lavande est relativement court, de 30 à 45min.
  • La distillation en « vert broyé » : la lavande est hachée puis placée dans un contenant de distillation et chauffée puis filtrée. Cette huile essentielle est de moins bonne qualité ne pouvant prétendre à une AOC. Les parfumeurs ne l’apprécient guère.


Lavande et bienfaits


La lavande possède de très nombreux bienfaits :
  • antiseptique, bactéricide, désinfectante, cicatrisante, elle soulage les brûlures, les coups de soleil, les piqures d’insectes, les rhumatismes, les douleurs articulaires ou les courbatures,
  • calmante, apaisante, antispasmodique, elle permet de lutter contre l’anxiété, le stress, l’insomnie ou les migraines,
  • carminative, elle aide à expulser les gaz intestinaux,
  • digestive, elle atténue les ballonnements et les problèmes gastriques,
  • odorante, elle combat les mites et les poux, éloigne les mouches et les moustiques.


Comment utiliser la lavande ?


On peut utiliser la lavande sous différentes formes. Sa principale utilisation reste bien sûr sous forme d’huile essentielle :
  • dans le bain pour parfumer et calmer,
  • en diffusion dans l’air pour parfumer, et lutter contre les rhumes, la toux ou les sinusites,
  • diluée dans une huile végétale sur les brûlures, les piqures d’insectes ou les coups de soleil, ou en massage pour soulager les rhumatismes et les douleurs liées aux articulations ou aux courbatures,

Attention : l’utilisation des huiles essentielles nécessite quelques précautions et connaissances sur le sujet.

En sachets de fleurs séchées, la lavande est utilisée pour éloigner les mites et désodoriser. On peut également l’utiliser en infusion pour apaiser les anxieux ou calmer les problèmes digestifs. En décoction, elle soulage les entorses, les courbatures, les foulures ou les contusions et assainit l’haleine. L’eau florale de lavande permet de tonifier les peaux fatiguées, de rééquilibrer les peaux grasses et de purifier les peaux présentant de l’acné ou de l’eczéma.

On peut aussi utiliser du vinaigre de lavande qui redonnera brillance et beauté aux cheveux ternes ou relaxera dans le bain. En faisant macérer les fleurs de lavande pendant quelques jours au soleil dans une huile végétale, on pourra ainsi calmer les démangeaisons, les piqures d’insectes ou les rhumatismes.


mercredi 25 juillet 2012

A la découverte de l'aloe vera



Plant d'aloe vera
L’aloe vera, plante merveilleuse, miraculeuse, extraordinaire, vertueuse… Bref les qualificatifs ne manquent pas pour décrire l'aloe vera. Mais qu’en est-il de cette plante, de son origine, de sa composition ou de ses bienfaits ? Et comment choisir un gel de bonne qualité ?

Origine et généralités sur l’aloe vera


L’aloe vera est une des nombreuses espèces de la famille des aloès. Il s’agit d’une plante vivace, sans tige, à feuilles épineuses et originaire d’Afrique Orientale. Désormais on la trouve un peu partout dans le monde, dans des régions chaudes comme l’Espagne, le Mexique, le sud des Etats-Unis ou l’Inde. C’est une plante dépolluante, c’est-à–dire qu’elle est capable de restaurer un écosystème.

Il est possible de cultiver son aloe vera à la maison, car nos régions sont un peu froides, et d’en extraire soi-même le gel. Il faudra attendre 4 à 5 ans pour que l’aloe vera arrive à maturité avant de prélever ses feuilles.

Bon à savoir : l’aloe vera sert à la fabrication de la soie végétale.

Composition de l’aloe vera


L’aloe vera possède une composition extrêmement riche :
  • de la vitamine A : hydratation de la peau, maintien d’une bonne vision,
  • des vitamines du groupe B : maintien d’une peau saine et des muscles, amélioration des systèmes nerveux et immunitaires, diminution du stress et des risques de maladies cardio-vasculaires,
  • de la vitamine E : puissant antioxydant naturel,
  • des minéraux : phosphore, potassium, chlore, zinc, fer…
  • des polysaccharides : qui stimulent de la flore intestinale et favorisent la cicatrisation
  • des tanins : polyphénols à l’activité antioxydante,
  • de l’aloïne aux puissants pouvoirs laxatifs,
  • de aloétine : à l’activité antibactérienne et antimicrobienne,


feuille d'aloe vera

Les bienfaits de l’aloe vera


La liste des bienfaits de l’aloe vera est longue même s’ils ne sont pas tous démontrés.

En interne :
  • elle soulage les systèmes digestifs et intestinaux (crampes d’estomac, constipation, intestins capricieux, colons irritables, coliques, maladie de Crohn, ulcères…)
  • elle diminuerait les risques de problèmes cardiaques,
  • elle régulerait le taux de sucre dans le sang pour les diabétiques ainsi que les taux de mauvais cholestérol,
  • elle favoriserait l’élimination des toxines,
  • elle possèderait des pouvoirs antibiotique, bactéricide, et anti-inflammatoire,
  • elle stimulerait les défenses immunitaires.


En externe :
  • elle hydrate, revitalise et régénère la peau,
  • elle permet de lutter contre l’eczéma,
  • elle cicatrise et apaise les brûlures,
  • elle stimulerait la production de collagène,
  • elle possède des vertus anti-inflammatoires,
  • elle permet de lutter contre le vieillissement.


Bon à savoir : l’aloe vera fait l’objet d’études pour bloquer la croissance des cellules cancéreuses.

Choisir son aloe vera


L’aloe vera se présente sous 2 formes : le gel ou le latex. Le gel est extrait de l’intérieur de la feuille. Mais sa qualité peut être variable. En effet parfois son extraction se fait à partir de l’entièreté de la feuille et non seulement de l’intérieur. Ce gel présente donc des petites quantités d’aloïne, qui peuvent être toxiques si on ingère des doses régulières de gel. Les gels d’aloe vera contiennent parfois des conservateurs qui nuisent aux bonnes qualités de l’aloe vera.

Le latex est quant à lui extrait de l’enveloppe de la feuille. Irritant pour la peau et les muqueuses, il peut également provoquer des douleurs abdominales. C’est un puissant laxatif, mais de moins en moins utilisé dans les médicaments car la FDA l’a déclassé des laxatifs « sûrs ».

Bon à savoir : il existe quelques cas d’allergies au gel d’aloe vera. Il est déconseillé pour les femmes enceintes ou allaitantes et chez les enfants de moins de 6 ans.



mercredi 16 mai 2012

Les fines herbes



les fines herbes


On les appelle fines herbes ou herbes aromatiques. Quelles sont-elles ? Comment et pourquoi les utiliser ?

Qu’appelle-t-on fines herbes ?


Il s’agit de plantes potagères aromatiques utilisées pour assaisonner et parfumer les plats. La partie utilisée est généralement la feuille. On pourra les consommer fraîches, séchées ou déshydratées (lyophilisées).
Il existe 3 grandes familles d’herbes aromatiques :
  • La famille des Apiacées : persil, cerfeuil, fenouil, coriandre, angélique, aneth, cumin, anis…
  • La famille des Lamiacées : thym, basilic, marjolaine, mélisse, menthe, origan, sarriette, sauge, romarin, serpolet…
  • La famille des Alliacées avec l’ail, l’oignon, la ciboulette, l’échalote, la cive…

Les fines herbes peuvent englober aussi d’autres plantes issues de diverses familles comme l’estragon (Astéracées), la citronnelle (Graminées), le laurier (Lauracées) ou l’oseille (Polygonacées).

Comment utilise-t-on les fines herbes ?


En règle générale, les herbes aromatiques s’ajoutent en fin de cuisson ou juste avant de servir le plat pour ne rien perdre de leur saveur. La famille des Lamiacées cependant supporte bien les longues cuissons douces. Sur les plats froids en revanche, mieux vaut les ajouter longtemps à l’avance afin qu’elles développent tous leurs arômes. On peut les utiliser dans tous les plats qu’il s’agisse de légumes, crudités, viandes, poissons, fruits, féculents, légumineuses, soupes, sauces ou bien pour aromatiser les huiles ou les vinaigres, les marinades, certains alcools, ou encore en infusion.

Les fines herbes congelées doivent être utilisées encore congelées, afin d’éviter qu’elles ne noircissent ou ne ramollissent. Les herbes séchées ont tendance à être plus parfumées que les herbes fraîches. Il convient donc de les doser en conséquence.

Les herbes fraichement cueillies se conservent 4 à 5 jours au réfrigérateur, dans une boîte hermétique. On peut congeler les herbes aromatiques en les éminçant de manière à ce qu’elles soient prêtes à l’utilisation. Ainsi elles peuvent se conserver pendant 6 mois dans une boîte ou un sachet fermé. Une autre manière de les conserver, consiste à les séchées la tête en bas puis, une fois sèches, de les garder dans une boîte hermétique jusqu’à 6 mois.

Elles peuvent facilement se cultiver dans de petits pots sur le rebord de la fenêtre de la cuisine ou sur le balcon.

En cosmétique, elles entrent dans la composition de parfum ou de produits de beauté (menthe, sauge, thym, anis…)

Pourquoi les utiliser ?


Les fines herbes sont des trésors de bienfaits. Cependant les faibles quantités généralement utilisées ne suffisent peut-être pas à profiter de leurs vertus. Il est d’ailleurs recommandé d’en ajouter dans le maximum de plat.

L’un des premiers avantages de l’utilisation systématique d’herbes aromatiques est de diminuer sa consommation de sel. En effet les plats étant plus gouteux, on a tendance à moins les saler.

La liste de leurs bienfaits est plutôt longue :
  • Richesse en vitamine A : persil, basilic,
  • Richesse en vitamine C : persil, estragon, basilic,
  • Richesse en vitamine K : estragon, menthe, sauge, thym,
  • Richesse en calcium : basilic, persil, thym,
  • Richesse en fer : estragon, menthe, persil,
  • Richesse en magnésium : persil,
  • Richesse en flavonoïdes : romarin, thym, sauge,
  • Vertus antifongiques : ciboulette,
  • Vertus antibactériennes : ciboulette, romarin,
  • Vertus antiseptiques : romarin, menthe, thym,
  • Vertus anti-inflammatoires : fenouil, thym, menthe, basilic,
  • Vertus antioxydante : ciboulette, estragon, menthe, romarin, persil
  • Vertus digestives : menthe, sauge, estragon, thym, basilic, sauge, coriandre, origan,
  • Vertus diurétiques : estragon, aneth, fenouil,
  • Vertus antispasmodique : romarin, aneth,
  • Vertus carminatives : ail, fenouil, aneth, basilic, anis, cerfeuil, marjolaine, sarriette…,
  • Action contre le mauvais cholestérol : menthe, ciboulette
  • Action contre l’hypertension : ciboulette.


Même si les études scientifiques à l’appui manquent, leurs bienfaits sont souvent ancestraux. Elles pourraient jouer un rôle dans le traitement ou la prévention de certains cancers.

Les fines herbes contribuent à conserver les aliments en s’attaquant aux bactéries qui pourraient altérer les plats. 


mercredi 2 mai 2012

Le muguet


muguet

On l'offre au 1er mai pour porter bonheur mais n’oublions pas que le muguet est avant tout une plante extrêmement toxique. Prudence...

Le muguet est une plante des régions tempérées d’Europe d’Asie et d’Amérique du Nord. En automne, le muguet donne une petite baie rouge qui contient des graines. Il pousse dans les bois et parfois dans les jardins ou les haies. Il fleurit au printemps.

On lui connait des vertus pour soigner certains troubles cardiaques, certains œdèmes ou diminuer l’hypertension. Il est également diurétique. Néanmoins son usage domestique autre qu’en plante ornementale est fortement déconseillé. En effet le muguet est hautement toxique qu’il s’agisse des fleurs, des tiges, des feuilles ou des baies. La présence dans les jardins ou dans la maison de muguet doit faire l’objet d’une grande attention vis-à-vis des enfants. Les baies peuvent facilement s’apparenter à des bonbons. De même l’eau dans laquelle sont conservées les fleurs une fois cueillies, devient elle aussi très toxique.

C’est en parfumerie et en cosmétique que l’utilisation du muguet est la plus connue. Mais malheureusement, il n’est presque jamais utilisé sous sa forme naturelle. En effet son extraction est très onéreuse car elle demande d’énormes quantités de fleurs, qui sont trop fines pour être distillées. On peut obtenir une senteur proche du muguet par un mélange subtil de substances aromatiques naturelles et/ou synthétiques.

La senteur muguet peut parfumer les cosmétiques maison qu’il s’agisse de savon, baume, gel, crème ou lotion mais aussi les bougies. Elle apportera une note fraîche et fleurie. Il faudra tout de même veiller à choisir un produit naturel de qualité.  On peut également réaliser un macérât de plante fraîche dans de l’alcool qui pourra servir pour parfumer la maison par exemple.



mercredi 18 avril 2012

Le lilas


lilas mauve
lilas blanc











Cette semaine, ma maison a été embaumée par un bouquet de lilas. Si bien que cela m’a donné envie de parfumer ma prochaine fabrication de lessive au lilas. Me voilà donc à la recherche d’infos sur le sujet et… déception, l’huile essentielle de lilas n’existe pas. Mais j’ai quand même découvert quelques bienfaits du lilas que je vais m’empresser de vous faire partager.

Origine du lilas


Originaire de Europe centrale et d’Orient, le lilas est un petit arbre pouvant atteindre jusqu’à 7 m de hauteur. Il est arrivé en Europe à la fin du XVIème siècle. On compte une trentaine de variétés et différentes couleurs : blanc, bleu, violet, rose, mauve… Le lilas est de la même grande famille que l’olivier ou le jasmin. Il a donné son nom a une nuance de mauve.

Bienfaits du lilas


En phytothérapie, les feuilles de lilas sont connues pour soulager les douleurs nerveuses, abaisser la fièvre ou pour ses qualités sédatives. L’écorce et les tiges calmeraient la toux. Quant aux fleurs, elles sont analgésiques, laxatives, anticoagulantes et fébrifuges.

Le lilas en parfumerie


Si le lilas est peu utilisé en phytothérapie, il est beaucoup plus répandu en parfumerie. Son parfum tendre, délicat, fleurie et poudré évoque le printemps, la douceur et la fraîcheur. De nombreux parfums féminins contiennent des touches de lilas mais aussi des parfums d’ambiance ou des bougies. Son odeur peut tout de même provoquer maux de tête et nausées chez certaines personnes.

L’odeur du lilas est donc reproduite à l’aide de molécules de synthèse ou de différentes essences naturelles. Pour cela, on utilise la technique du head-space. Cela consiste à capturer l’odeur d’une fleur en déposant sur elle un récipient de verre équipé d’un capteur qui absorbe l’air parfumé des effluves de la fleur. Ensuite la composition de cet air est décortiquée par chromatographie et spectrométrie de masse. Toutes les molécules le composant sont alors identifiées et le mélange peut être reproduit à l’aide de molécules de synthèse.

Comment utiliser le lilas ?


La fleur de lilas est comestible et peu agrémenter les salades. On peut également faire une tisane de lilas, aux vertus calmante et relaxante, en faisant bouillir une grappe de fleur dans 1 litre d’eau.

Le lilas peut également servir à faire un macérât huileux particulièrement odorant, qui soulagera les rhumatismes, l’arthrite, l’arthrose ou les sciatiques. Pour cela laisser macérer pendant 1 mois les fleurs et/ou les feuilles fraîches dans une huile végétale (jojoba, huile d’olive, de sésame…).


vendredi 27 janvier 2012

Vous prendrez bien un peu d'algues


Des algues dans nos assiettes


Utilisées depuis des siècles en Asie, les algues commencent à faire leur apparition dans notre alimentation propulsée par la fureur des sushis et l’engouement pour les produits exotiques. Apprenons donc à mieux connaître les algues ainsi que leurs bienfaits et leurs méfaits et comment les consommer.

Qu’est-ce que c’est ?


Les algues sont des plantes aquatiques qui utilisent le processus de la photosynthèse. Elles sont indispensables à l’écosystème des milieux aquatiques ou humides. Elles se fixent sur des supports (rochers, coquillages…) mais ne sont pas constituées de racines. Elles sont apparues il y a des milliards d’années et sont à l’origine de notre atmosphère. Leur taille peut varier du micron pour les microalgues, à plusieurs mètres de longueur comme les laminaires (qu’on trouve sur nos côtes).

Il existe 3 types d’algues : vertes, rouge ou brune. Les algues vertes contiennent essentiellement de la chlorophylle et vivent pour la plupart en eau douce. Les algues rouges et brunes contiennent de la chlorophylle mais aussi des pigments de couleur. Les algues brunes vivent en eaux profondes et peuvent atteindre de grandes tailles. Les algues rouges sont de taille moyenne, appréciant les eaux profondes et froides mais on peut en trouver en surface de l’eau également.

Quels bienfaits ?


Les algues sont constituées :
  • de minéraux : iode, magnésium, calcium, fer, potassium, soufre.
  • d’oligo-éléments : cuivre, zinc, cobalt.
  • de protéines d’origine végétale en grande proportion.
  • des glucides : sous forme de fibres solubles, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas assimilés par l’organisme mais facilitent le transit intestinal.
  • des vitamines : A, C, E et B12.
  • des antioxydants comme le béta-carotène, des polyphénols ou la lutéine.
  • des oméga 3 mais en faible teneur.

Les algues sont idéales pour les régimes amincissants puisqu’elles apportent très peu de calories mais beaucoup de minéraux et d’oligo-éléments.

Les algues sont excellentes pour détoxifier le corps notamment des composés radioactifs ou de la pollution. Elles sont antibactériennes, antivirales et anti-inflammatoires.

Leur richesse en fibre favorise la digestion. Elles sont fortifiantes. Elles sont conseillées en cas d’hyperthyroïdie mais doivent être consommées avec modération en cas d’hypertension.

Elles aideraient au bon équilibre hormonal notamment lors de la ménopause et diminueraient les risques de cancers du sein. Elles auraient un effet protecteur contre les maladies du cœur, de l’œil ou certains cancers et abaisseraient le cholestérol. Elles apporteraient brillance aux cheveux et donneraient bon teint. Elles permettraient de lutter contre la fatigue et la dépression. Mais tous ces bienfaits supposés font encore l’objet d’études.

Quels dangers ?



Toutes les algues ne sont pas bonnes à la consommation, certaines sont même toxiques ou nuisibles. Mieux vaut éviter de ramasser des algues sur les plages même comestibles, car tout comme les fruits de mer, les algues absorbent les pollutions (mazout, métaux lourds…). Sinon les algues sont consommées depuis très longtemps dans les pays asiatiques sans que cela ne pose de problèmes.

Du côté des additifs, il s’agit de composés extraits à partir des algues. Ils sont utilisés depuis 60 ans maintenant par l’industrie agro-alimentaires. Il existerait certains risques d’inflammation intestinale, de diarrhées ou de flatulences lorsqu’ils sont consommés à hautes doses.


Comment les consommer ?


En fait, on en consomme régulièrement sans le savoir puisqu’elles entrent dans la composition de nombreux produits industriels. Les algues sont très souvent utilisées comme gélifiant, texturant ou émulsifiant. On les retrouve dans les produits lights (yaourts, pâtes fromagères, glaces…) en remplacement de composants gras ou caloriques. Elles sont également souvent présentes dans les charcuteries industrielles en remplacement des gélatines animales ou certaines pâtisseries et bonbons. On peut les reconnaitre sous les appellations E400 à E407 ou alginate de sodium, potassium et calcium, agar-agar, carraghénanes. De nombreux produits pour les animaux en contiennent également.

Les algues sont aussi présentes dans les cosmétiques (dentifrice, rouge à lèvres, crèmes, masques…) ou dans les médicaments toujours pour leur effet texturant ou gélifiant. On trouve également des algues sous forme de compléments alimentaires comme la spiruline riche en protéines et en vitamines.

Il existe de très nombreuses espèces d’algues mais seules quelques espèces sont autorisées à la consommation comme le lithothamne, le wakamé, la laminaire, le fucus, la laitue de mer ou la Nori qui entre dans la composition des fameux sushis. Leur préparation nécessite une certaine connaissance sinon vous risquez de les trouver insipides. On les peut les consommer en salade, en accompagnement des fruits de mer, des poissons, des féculents ou des légumes. Les algues peuvent s’acheter fraîches en Bretagne, déshydratées, ou en bocaux sur les marchés, dans les épiceries asiatiques ou certains magasins bio et grandes surfaces. 


vendredi 29 juillet 2011

la fleur d'oranger parfume votre été

La fleur d'oranger

La fleur d’oranger fait son grand retour. Son parfum doux et subtil séduit. De nombreuses marques de cosmétique (Roger Gallet, la Compagnie de Provence, Nuxe, Fragonnard…) lui ont consacré des produits voir des gammes complètes. Rafraîchissante et apaisante, cette fleur aux multiples vertus est parfaite pour accompagner votre été.

Son origine


La fleur d’oranger pousse sur l’oranger amer ou brigaradier. Cet arbre, originaire d’Inde, est très répandu en Afrique du nord. La fleur d’oranger symbolise la pureté.

Ses vertus médicinales


Elles sont nombreuses :

  • Antispasmodique, elle calme et apaise,
  • Fébrifuge : elle abaisse la fièvre,
  • Sédative, elle favorise le sommeil notamment chez les bébés,
  • Sudorifique, elle régule la production de sueur,
  • Antidépresseur, elle aide à lutter contre le stress, l’anxiété, les peurs ou les angoisses,
  • Calmante et apaisante notamment pour les yeux irrités,
  • Aphrodisiaque, elle aide au lâcher-prise.

Ses autres propriétés


En cosmétologie, la fleur d’oranger convient à tous les types de peau. Elle la régénère et lui donne de l’éclat. Elle est apaisante et rafraîchissante. La fleur d’oranger possède des vertus antioxydantes et permet d’atténuer les rides. En massage ou dans le bain, elle apporte bien-être et détente.

Sa douce et légère fragrance florale fait qu’elle est très utilisée en parfumerie.

Son arôme fruité permet de l’utiliser en cuisine où elle s’accommode parfaitement avec les fruits frais, les fruits secs, dans les infusions, dans les pâtisseries, les sorbets. Elle se marie bien avec le miel.

Ses différentes formes


On peut utiliser les fleurs fraîches en infusion mais aussi les feuilles, l’écorce ou le fruit.
L’huile essentielle de fleur d’oranger appelée également Neroli est très utilisée en parfumerie. Mais son prix est élevé lorsqu’elle est de bonne qualité. On lui préfèrera l’eau florale de fleur d’oranger beaucoup pus abordable et tout aussi parfumée.


mardi 17 mai 2011

Dans l'agave tout est bon!

L'agave : plante du désert
On connait le sirop d’agave, mais de quelle plante provient-il ? Et si le sirop n’était pas son seul atout. Voilà donc un petit tour d’horizon de l’agave et de ses différentes utilisations.

Son origine


De la famille des agavacées, l’agave est originaire d’Amérique du sud. Le Mexique en produit de grosses quantités depuis les années 80 en industrialisant sa culture. L’agave a été importé dans certains pays méditerranéens où elle sert de plante d’ornement. C’est une plante aux feuilles épineuses et épaisses. Elle possède de très nombreuses espèces. C’est une espèce monocarpique c'est-à-dire qu’elle ne fleurit qu’une seule fois avant de mourir épuisée par la floraison.
Les fleurs et les feuilles sont comestibles. La sève d’agave possède des vertus laxatives et antiseptiques et apaise les troubles digestifs.

Ses utilisations


En alimentaire, l’agave bleu (qui est une appellation contrôlée) sert à produire la boisson nationale du Mexique : et oui la Tequila ! Ainsi qu’une autre boisson alcoolisée le Mezcal. C’est le cœur de la plante qui est utilisé.
On connait également le sucre d’agave utilisé en cuisine comme édulcorant naturel. Il ressemble au miel avec une texture un peu plus liquide et un goût moins prononcé. Le sirop d’agave provient de la sève qui est ensuite filtrée et chauffée puis concentrée en sirop. C’est un sirop naturellement riche en fer, calcium, potassium et magnésium. Il est composé de fructose et glucose. Son index glycémique est plus faible que la plupart des édulcorants.
La sève d’agave commence à faire son entrée dans les cosmétiques pour ces vertus hydratantes et émollientes. Yves Rocher a développé toute une ligne de produits (Cosmétiques Végétales) à base de sève d’agave (lait hydratant, gommage, mascara, auto-bronzant…).
L’agave peut servir également à fabriquer l’inuline, une fibre alimentaire utilisée dans l’industrie alimentaire, les cosmétiques et les compléments alimentaires. 

vendredi 22 avril 2011

La stevia : édulcorant naturel plein de promesses

La stévia : édulcorant naturel.
Autorisée en France depuis 2009 comme édulcorant de table et pouvant entrer dans la composition des produits minceur, la stevia fait petit à petit son entrée dans les rayons des supermarchés. Yaourt, desserts, boisson, édulcorants à base de stevia sont maintenant disponibles.

Qu’est-ce que la stevia ?


La stevia est une plante (petit arbuste) de la famille des astéracées (famille des marguerites, pissenlits, chrysanthèmes…) à partir de laquelle est extrait un édulcorant naturel : la Rebaudioside A. Cette substance a pour particularité de sucrer mais sans contenir de calories. Son pouvoir sucrant est 300 fois supérieur au sucre.
La stevia est originaire d’Amérique du Sud mais son intérêt grandissant, elle est désormais aussi cultivée dans des pays comme les Etats-Unis, l’Angleterre, la Russie, le Japon, la Chine, Israel…
Les extraits de stevia sont autorisés au Japon depuis les années 70 car certains édulcorants artificiels tels que l’aspartame y sont interdits. Les pays de l’Amérique du Sud (Brésil, Paraguay…) l’utilisent également depuis de nombreuses années.

Quels sont les atouts de la stevia ?


Du fait qu’elle ne contient pas de calorie, la stevia pourra être utilisée dans les régimes hypoglycémiques mais aussi par les régimes pour diabétique (qui doivent par ailleurs surveiller régulièrement leur taux de glucose afin d’ajuster éventuellement leur dose médicamenteuse).
Elle permet également de diminuer l’intolérance au glucose. Des études ont montré son efficacité dans le traitement de l’obésité et de l’hypertension. Il est conseillé aux personnes souffrant d’hyper/hypotension de mesurer régulièrement leur tension car elle peut varier avec la prise quotidienne de stevia.
Une étude sur les animaux montre que la consommation de stevia n’entraine pas la formation de caries.
Elle est d’origine 100% naturelle contrairement aux autres édulcorants qui sont des composés chimiques de synthèse.
Elle n’apporte pas d’amertume, elle supporte la cuisson jusqu’à 200°C (mais vérifier sur le paquet car elle est parfois mélangée à d’autres composés qui ne supportent pas les hautes températures).

Quels sont les inconvénients de la stevia ?


Elle est soupçonnée d’avoir un mauvais impact sur la reproduction, mais autorisée depuis des décennies au Japon ou au Brésil, aucun effet indésirable n’a été signalé. Elle serait abortive c’est pourquoi il est conseillé aux femmes enceintes d’un diminuer la consommation.
Elle serait allergisante ( allergie à la famille des astéracées) mais aucun cas n’a été signalé à ce jour.
Elle est parfois mélangée au sucre afin de masquer son goût de réglisse.
Son coût de fabrication est 10 fois supérieur à l’aspartame, édulcorant le plus connu et le plus répandu. 

lundi 11 avril 2011

L'ail et ses bienfaits

L'ail : remède contre certains maux
L’ail est un remède ancestral qui soigne de nombreux maux. Ses bienfaits et ses vertus sont nombreux à condition de consommer une à deux gousses d’ail par jour.

Son origine


Cette panacée (remède contre tous les maux), utilisée depuis 5000 ans, serait originaire d’Asie centrale mais elle a été adoptée par bon nombre de civilisations (grecque, romaine, égyptienne). On lui confère de nombreuses vertus. L’ail était souvent distribué aux soldats avant les combats ou aux esclaves pendant les grands travaux de construction.

Sa composition


Ce sont les composés soufrés qui apportent à l’ail toutes ses vertus mais aussi sa mauvaise haleine. Il contient :

  • des antibiotiques naturels (ajoène, allicine),
  • un prébiotique naturel : l’inuline qui stimule la flore intestinale,
  • des antioxydants (polyphénols, flavonoïdes)
  • des vitamines A, B, C et E,
  • des minéraux (potassium, souffre, manganèse, phosphore, calcium, magnésium, sodium, chlore…)
  • des oligo-éléments (fer, zinc, manganèse, bore, cuivre, nickel, iode et sélénium).

Ses bienfaits


L’ail possède des vertus curatives et préventives connues depuis la nuit des temps:

  • antibiotique naturel (médecine préventive),
  • antioxydant (lutte contre le vieillissement),
  • anti-inflammatoire,
  • anthelmintique (combat les vers intestinaux),
  • antiseptique,
  • dépurative (purifie le sang),
  • désinfectante (cataplasme),
  • digestive (stimule l’intestin, active la sécrétion gastrique),
  • diurétique,
  • expectorante (vapeur),
  • fortifiante.

Plus récemment des études ont démontré que la consommation journalière d’une gousse d’ail réduit les risques de cancer de l’estomac, du colon, du rectum, de la tête, du cou, du poumon, du sein et de la prostate. On lui prête une action modérée dans la réduction de l’hypertension. Il protègerait des risques cardio-vasculaires mais cela n’a pas été prouvé. De même, une consommation régulière réduirait le taux de sucre dans le sang (hypoglycémie).
Il existe une interaction entre l’ail et les médicaments anticoagulants : il accentue leurs effets entrainant des saignements. Il est déconseillé de manger trop d’ail avant une intervention chirurgicale. Les composés soufrés, outre leurs bienfaits, sont responsables d'une digestion difficile de l’ail pour certains. Une ingestion crue et à jeun peut entraîner des troubles gastro-intestinaux.

lundi 14 mars 2011

Huiles essentielles : quelques précautions

Aromathérapie : se soigner avec les huiles essentielles
Les huiles essentielles sont connues depuis l’Antiquité. Ces essences végétales concentrées sont très actives. Aujourd’hui, on les utilise souvent en automédication préventive, pour les petits maux ou en complément de médicaments : c'est l'aromathérapie. Mais pas seulement : elles sont également utilisées dans l’industrie (parfums, arômes alimentaires, cosmétiques). Elles peuvent aussi apportées une solution phytosanitaire pour l’agriculture biologique par exemple. Pourtant leur utilisation, qui n’est pas sans danger, nécessite quelques connaissances.

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

C’est un liquide condensé qui contient les composés aromatiques d’une plante. Obtenues par distillation ou extraction chimique, les huiles essentielles sont un mélange très concentré de molécules variées. Les quantités d’huile essentielle contenue dans une plante sont faibles voire très faible. Ceci explique leur prix parfois élevé. Elles doivent toujours être utilisées diluées dans une huile végétale telle que l’huile d’amande douce, l’huile de pépin de raisin, l’huile de macadamia… sinon elles comportent certains risques.

Quelles précautions prendre avec les huiles essentielles ?

Certaines d’entre elle peuvent être irritantes, toxiques, photo-sensibilisantes, neurotoxiques. Leur forte concentration en substances actives amène à prendre certaines précautions :
  • Ne pas appliquer une huile essentielle à même la peau ou les muqueuses.
  • Ne pas ingérer une huile essentielle.
  • Ne pas s’exposer au soleil après application.
  • Toujours diluer une huile essentielle avant de l’utiliser : 2 à 5% pour le corps et 0.5 à 2% pour le visage.
  • Respecter les dosages et les espaces entre les prises.
  • Ne pas donner à un enfant de moins de 3 ans.
  • La femme enceinte ou allaitante s'interdira l'utilisation des huiles essentielles car elles passent à travers le placenta et dans le lait maternel. les huiles essentielles sont également abortives.

Les effets secondaires liés à une mauvaise utilisation des huiles essentielles peuvent être plus ou moins graves : allergies, hypersensibilité, inversion des effets, brûlures ... . Les accidents se sont multipliés ces dernières années avec leur vulgarisation. Dans tous les cas un avis médical ou pharmaceutique est nécessaire pour l’utilisation des huiles essentielles.

Les domaines d’action des huiles essentielles

Les huiles essentielles agissent dans de nombreux domaines :
  • Effets antiseptiques, anti-infectieux voire antibiotiques (maladies).
  • Effets anti-inflammatoire (douleur) et antihistaminique (allergies).
  • Effets analgésiques, calmants, anxiolytiques, contre les insomnies, antispasmodiques (stress, surmenage..).
  • Effets sur l’activité digestive (mauvaise digestion, intestins paresseux, ballonnements…).
  • Effets sur le système cardiovasculaire (régulation de la tension artérielle, régulation du cholestérol, limitation de l'agrégation plaquettaire et de la coagulation sanguine...).
  •  Effets sur métabolisme (reins, foie, thyroïde...).


Les voies d’administration des huiles essentielles 

Il existe 5 voies d’administration :

  •  Par diffusion atmosphérique : dans un diffuseur spécial (micro-diffusion). Ce mode d’administration est contre- indiqué aux asthmatiques.
  •  Par inhalation : mettre quelques gouttes dans bol d’eau chaude non bouillante et en respirer les vapeurs. Une inhalation sèche est possible avec quelques gouttes sur un mouchoir.
  • Par voie trans-cutanée : massage ou bain mais toujours diluées.
  • Par voie orale : l’administration par voie orale est la plus efficace mais aussi dangereuse. Il est indispensable de s’adresser à un spécialiste.
  • Par voie rectale : suppositoire. Cette voie est préférée pour les enfants et les nourrissons, ou bien les personnes fragiles du système digestif.

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