vendredi 6 mai 2011

Principe de précaution retenu pour le parabène et les phtalates

Mardi les députés ont voté, à la surprise générale, une proposition de loi du Nouveau Centre visant à interdire « la fabrication, l’importation et la vente ou l’offre de produits contenant des phtalates, des parabènes ou des alkylphénols ». Ces 3 catégories appartiennent à la famille des CMR autrement dit : Cancérigène, Mutagène, ou Reprotoxique. Ce sont des perturbateurs endocriniens. Et pourtant ils sont présents dans de nombreux plastiques de la vie quotidienne :

  • Les parabènes jouent le rôle de conservateurs (antifongique et antibactérien) dans les cosmétiques (crèmes shampoing, savon, gel, mousse à raser, laques, vernis à ongles…), dans certains médicaments et certains aliments.
  • Les phtalates sont utilisés comme plastifiants afin d’assouplir les plastiques (PVC). On les retrouve dans les cosmétiques, le matériel médical (gants), les emballages alimentaires, les adhésifs, les colles, les peintures…
  • Les alkylphénols sont présents dans les cosmétiques également (shampoings, laques et gels, mousse à raser, colorations…), les détergents, les peintures, les pesticides… Ils servent d’émulsifiants, de surfactants (facilitant l’adhésion d’un liquide sur une surface mouillée), d’agents dispersants (permet de mélanger les molécules hydrophobes et hydrophiles) ou d’agents mouillants (permet de mieux étaler le produit nettoyant sur la surface à nettoyer).

Actuellement des mesures interdisent déjà l’utilisation de certaines substances dans les jouets destinés aux enfants de moins de 3 ans. D’autres limitent les concentrations. Cette proposition de loi va plus loin en demandant d’appliquer le principe de précaution et en interdisant complètement leur usage. Si les cosmétiques semblent près à amorcer ce virage et proposent déjà des produits sans parabènes ou sans phtalates par exemple, l’industrie du plastique est loin d’être prête. Elle n’a tout simplement pas de solutions de rechange.

Comme dans le cas du bisphénol A, Xavier Bertrand, ministre de la santé, est contre le principe de précaution et dit préférer attendre les résultats de nouvelles études. C’est au tour du sénat d’étudier la proposition, verdict dans quelques semaines.

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