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vendredi 29 juin 2012

Les antioxydants en 6 questions






1-Qu’est-ce qu’un antioxydant ?


C’est une substance qui empêche ou atténue l’oxydation de molécules qui composent notre corps. Les antioxydants vont alors bloquer la réaction d’oxydation des radicaux libres, des molécules essentiellement composées d’oxygène et issues du fonctionnement de notre organisme.

2-Quel est leur action ?


Les antioxydants agissent en se liant avec les radicaux libres. Ainsi ils empêchent les radicaux libres de s’accrocher aux cellules de notre organisme, de les dénaturer et de provoquer un vieillissement prématuré de notre corps.


3-Pourquoi lutter contre l’oxydation des cellules?



L’oxydation par les radicaux libres endommage les cellules comme l’ADN, les protéines ou les lipides qui constituent notre organisme. Le fait de ne pas parvenir à neutraliser cette réaction d’oxydation pourrait contribuer à la manifestation de maladies liées au vieillissement : maladies dégénératives (Alzheimer, Parkinson), les maladies de l’œil (cataracte, DMLA), le vieillissement de la peau (rides, sécheresse), les maladies cardio-vasculaires (infarctus, hypertension)… Les antioxydants permettraient également de diminuer les risques de cancers ou de freiner leur propagation.


4-Quels sont les facteurs aggravant l’oxydation des cellules?


On parle souvent de stress oxydatif. C'est-à-dire que le corps doit faire face à une multiplication des radicaux libres. Ce stress est dû à des paramètres aggravants auxquels le corps est soumis : le tabac, la pollution, le stress ou les chocs émotionnels, une mauvaise alimentation, le soleil, l’abus d’alcool, les activités sportives intensives (marathon, sport de haut niveau…), les maladies (allergies, inflammations, infections…).



5-Où trouver les antioxydants naturels?


Les oxydants naturels se trouvent dans les aliments que l’on absorbe et plus particulièrement les fruits, les légumes, frais ou secs, les huiles végétales de 1ère pression à froid, les céréales ou les farines complètes, les graines, les graines germées, les poissons ou les algues. Le pouvoir oxydant d’un aliment est mesuré en ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity). Les aliments les plus riches en antioxydants sont les fruits rouges, canneberge en tête. Parmi les légumes, le chou, l’ail ; l’avocat ou l’asperge possèdent des quantités assez importantes d’antioxydants.

La cuisson peut influencer sur la richesse en antioxydant. Ainsi la vitamine C ne résiste pas à la chaleur et son action sera nulle si l’aliment est cuit. En revanche la cuisson améliore la disponibilité en lycopène, un antioxydant présent dans la tomate.


6-Quelles sont les molécules antioxydantes?



Il existe de nombreux groupes d’antioxydants naturels:
  • les acides aminés, fabriqués par notre organisme,
  • les enzymes également synthétisées par notre corps,
  • les protéinesnotamment celles du soja ou issues de la mer (poissons, crustacés, algues),
  • Les oligo-éléments : sélénium (œuf, viande, poisson, fruits de mer, champignons…), cuivre (foie, légumes secs, céréales complètes, fruits et légumes), zinc (viande, huîtres, œufs, soja, poissons gras, germe de blé ou légumes secs),
  • Les polyphénols : les tanins présents dans le cacao, le thé, le café…, les anthyocanes que l’on retrouve dans la cerise, la myrtille, le raisin rouge et les fruits rouges en général, les flavonoïdes contenus dans le vin rouge, le thé noir ou vert , le chocolat ou le miel…, le resvératrol qui entre dans la composition du raisin, des mûres, la canneberge, la rhubarbe, la grenade ou le chocolat.
  • Les vitamines : la vitamine A contenue dans les carottes, certains fines herbes, les navets, l’abricot ou encore l’œuf, la vitamine C (acide ascorbique) présente dans les agrumes ou le chou, la vitamine E (tocophérol) que l’on retrouve dans les huiles végétales de colza, pépin de raisin, germe de blé… et dans les céréales complètes, les noix, les amandes, les noisettes…,
  • Les caroténoïdes : béta-carotène (carotte, abricot, melon, certaines herbes aromatiques), lycopène (tomate, pastèque, papaye, goyave…), lutéine (choux et épinards)
  • Les terpénoïdes : ce sont des lipides que l’on retrouve dans le gingembre, la cannelle ou le clou de girofle,
  • La chlorophylle, le glutathion, le coenzyme Q10… la liste n’est pas exhaustive.


En conclusion, pour profiter au maximum des bienfaits des antioxydants, mieux vaut manger léger, riche en fruits et légumes, varié et de saison en évitant un maximum les produits industriels ou raffinés.





mercredi 2 mai 2012

Le muguet


muguet

On l'offre au 1er mai pour porter bonheur mais n’oublions pas que le muguet est avant tout une plante extrêmement toxique. Prudence...

Le muguet est une plante des régions tempérées d’Europe d’Asie et d’Amérique du Nord. En automne, le muguet donne une petite baie rouge qui contient des graines. Il pousse dans les bois et parfois dans les jardins ou les haies. Il fleurit au printemps.

On lui connait des vertus pour soigner certains troubles cardiaques, certains œdèmes ou diminuer l’hypertension. Il est également diurétique. Néanmoins son usage domestique autre qu’en plante ornementale est fortement déconseillé. En effet le muguet est hautement toxique qu’il s’agisse des fleurs, des tiges, des feuilles ou des baies. La présence dans les jardins ou dans la maison de muguet doit faire l’objet d’une grande attention vis-à-vis des enfants. Les baies peuvent facilement s’apparenter à des bonbons. De même l’eau dans laquelle sont conservées les fleurs une fois cueillies, devient elle aussi très toxique.

C’est en parfumerie et en cosmétique que l’utilisation du muguet est la plus connue. Mais malheureusement, il n’est presque jamais utilisé sous sa forme naturelle. En effet son extraction est très onéreuse car elle demande d’énormes quantités de fleurs, qui sont trop fines pour être distillées. On peut obtenir une senteur proche du muguet par un mélange subtil de substances aromatiques naturelles et/ou synthétiques.

La senteur muguet peut parfumer les cosmétiques maison qu’il s’agisse de savon, baume, gel, crème ou lotion mais aussi les bougies. Elle apportera une note fraîche et fleurie. Il faudra tout de même veiller à choisir un produit naturel de qualité.  On peut également réaliser un macérât de plante fraîche dans de l’alcool qui pourra servir pour parfumer la maison par exemple.



mardi 22 novembre 2011

Tout savoir sur le sel


Connu depuis des millénaires, le sel a toujours fait l’objet de grands enjeux économiques et stratégiques. Même si sa valeur marchande reste forte, de nos jours, le sel est plutôt controversé et sa consommation excessive inquiète. Faisons le point sur cet ingrédient incontournable de nos petits plats qu'il soient "faits maison" ou industriels.


le sel


Qu’est-ce que le sel ?


Il existe 2 sortes de sel :
  • le sel marin : obtenu par évaporation de l’eau de mer dans les marais salants comme la fleur sel de Guérande (Label Rouge),
  • le sel fossile ou sel gemme : extrait du sol (mines de sel). Il s’agit d’un minéral présent dans les dépôts sédimentaires provenant de l’évaporation de lacs ou de mers. Il existe une mine de sel gemme en France dans la Meurthe et Moselle.
sel marin, sel gemme

Le sel alimentaire, que ce soit sous forme de sel fin, gros sel ou fleur de sel, est composé essentiellement de chlorure de sodium.

Le sel le plus couramment utilisé est le sel raffiné à partir du sel gemme la plupart du temps. Ce sel subit des étapes de purification et d’évaporation pour éliminer les impuretés et obtenir sa couleur blanche. On lui ajoute également des anti-agglomérants, du sucre inverti (conservation), de l’iode et du fluor.

Le sel peut aussi être consommé sous sa forme naturelle c'est-à-dire non raffinée. Il conserve alors toutes ses propriétés, contient des minéraux (magnésium), des oligo-éléments, du fer et est souvent naturellement riche en iode. Sa couleur et son goût diffèrent en fonction des régions de production.

Les utilisations du sel


Ses utilisations sont multiples :
  • en cuisine, pour assaisonner et conserver (fromage, viande, charcuterie, poisson…)
  • dans l’industrie agroalimentaire pour la préparation des plats préparés,
  • dans la fabrication du papier,
  • dans les teintures pour les textiles,
  • dans l’élaboration du savon et des détergents,
  • pour nourrir le bétail,
  • pour saler les routes,
  • pour adoucir l’eau.

Pour varier les plaisirs et donner une touche d’originalité à vos petits plats, il existe de nombreux sels colorés naturellement en fonction de la géographie du lieu d’exploitation :
  • le sel de l’Himalaya, sel gemme non raffiné, très riche en fer ce qui lui donne sa coloration rose,
  • le sel bleu saphir de Perse,
  • le sel noir dû à la présence de charbon,
  • le sel de Bambou impérial de couleur verte,
  • le sel rouge d’Hawaï à l’argile,
  • le sel fumé au feu de bois d’aulne.


D’autres sels sont parfumés ou aromatisés par ajout d’ingrédients comme le sel à la truffe, aux herbes de Provence, à l’ail ou à l’oignon, au thym, aux épices, aux algues, aux 5 baies, au fenouil, au citron…. On trouve même du sel en spray nature ou parfumé.

sel marin

Les bienfaits du sel


Le sel joue un rôle sur la perception du goût des aliments en augmentant la perception des saveurs. A petite dose, il ralentit les effets de la déshydratation en favorisant la rétention d’eau et diminue l’hypotension. Le chlore et l’iode joue un rôle dans le système nerveux et musculaire.

L’ajout d’iode permet de réguler la sécrétion d’hormones thyroïdiennes et diminuer les risques de goitres ou de crétinisme.

Le sel, enrichi en fluor, aide à combattre les caries et renforce l’émail des dents. 

Il permet d’accélérer le processus de détoxification lors d’une cure. Dissout dans de l’eau, il nettoie le nez lors d’un rhume  ou désinfecte les plaies.

Le sel est aussi beaucoup utilisé en cosmétique car il possède de nombreuses vertus. Les instituts de thalassothérapie et les Spa utilisent les bienfaits du sel. Dans le bain ou bain de pieds, il permet de détendre les muscles, de se relaxer et se décontracter sous l’effet du magnésium contenu dans le sel. Les sels de bain favorisent le sommeil et l’endormissement. Ils libèrent les tensions et soulage les contractures musculaires ou les douleurs articulaires.

Pour la peau, c’est un formidable reminéralisant. Associé à une huile végétale, comme l’huile d’Argan par exemple, il peut être utilisé comme exfoliant. Il aide à traiter les problèmes de pellicules.

Les inquiétudes que le sel raffiné suscite

sel raffiné : gros sel, sel fin

Consommation excessive

L’apport journalier en sel ne devrait pas excéder 3 grammes de sel alors que notre consommation actuelle est évaluée entre 10 et 12 g/jour. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande 5 à 6 g de sel par jour. Le sel marin n’est cependant pas concerné par cette recommandation car le magnésium qu’il contient agit comme un antidote aux méfaits du sodium.

Le chlorure de sodium élève la tension artérielle, augmentant ainsi les risques d’accidents cardio-vasculaires. Le sel, consommé en excès, gène également le bon fonctionnement des reins.

Des recherches sont en cours afin de trouver des molécules de substitution. Plus concrètement, certains industriels font désormais l’effort de moins saler leurs préparations voir de supprimer le sel notamment dans les petits pots pour bébés.

Dangerosité des anti-agglomérants

Les anti-agglomérants, qui permettent au sel de rester fluide en absorbant l’eau, sont plus ou moins toxiques même si leurs doses sont souvent minimes. Ils peuvent avoir des effets néfastes pour le système nerveux, osseux, digestif ou les reins.



Le sel raffiné, consommé en excès, présente donc des risques certains pour la santé. Sa consommation, qui doit être limitée au maximum, est difficile à évaluer par le consommateur car de nombreux produits agro-alimentaires en contiennent. Le sel marin ou la fleur de sel présente une alternative santé proposant les bienfaits du sel, sans en apporter les méfaits.


jeudi 25 août 2011

Ce qu'il vaut mieux éviter dans les cosmétiques - 3ème partie

Dans cette troisième et dernière partie, nous allons détailler les méfaits des huiles minérales, des composés organohalogénés, des antioxydants, des conservateurs et des antistatiques

Les huiles minérales


Ce sont des dérivés du pétrole. Elles sont utilisées comme agents texturants ou émollients. Elles sont bon marché et faciles à manipuler, c’est pourquoi elles sont tant appréciées de l’industrie cosmétique non naturelle ou bio. On les trouve sous le nom de paraffin, paraffinum liquidum, cera microcristalina, synthetic wax, isododecane, isohexadecane. C’est également un additif alimentaire (E905).

Suspectées d’être cancérigène, elles obstruent les pores de la peau. En outre les huiles minérales sont très polluantes.

Composés organohalogénés


Ce sont des conservateurs à base de chlore, d’iode ou de brome. Ils existent sous forme naturelle ou synthétique.

Ils sont allergènes et réactifs dès lors qu’ils se fixent dans les tissus en les endommageant. Le triclosan par exemple est capable d’empêcher le bon fonctionnement du foie.

Les BHT et BHA


Ce sont des antioxydants c'est-à-dire qu’ils empêchent les huiles de rancir. Il s’agit du butylhydroxytoluène et du Butylhydroxyanisole. Ils peuvent être remplacés par la Vitamine E (Tocophérol), antioxydant naturel.
En dose élevée, ils sont cancérigènes (estomac). Les tests sur animaux montrent des modifications du système immunitaire et de la formule sanguine.

Ils amplifient le phénomène des boutons et points noirs et déclenchent des allergies. Leur obtention nécessite l’utilisation de gaz dangeureux et toxiques.

Les Formaldéhydes et séparateurs de formaldéhydes


C’est un conservateur, qui est de moins en moins utilisé. On le retrouve sous les noms de Formol, Formalin, Formic aldéhyde, Paraform, Methanal, Methylene oxide, Oxymehylene, Oxomethane et pour les séparateurs, Formaldéhyde, DMDM hydantoïne, Bronopol. Les formaldéhydes sont présents dans les dentifrices, les crèmes ou les durcissants pour les ongles.

Ils sont allergènes et cancérigènes. Les séparateurs de formaldéhydes sont capables de dénaturer les protéines.

Les Quats et polyquats


Ce sont des antistatiques. Ils facilitent le coiffage. Les plus courants sont : le CTAC (cetyl trimethyl ammonium chlorure) ou le quaternium 5. Les polyquats se reconnaissent sous la dénomination polyquaternium suivi d’un chiffre.

Ils ont un léger effet irritant. Ils ne sont pas tous biodégradables et s’accumulent dans l’eau.

En conclusion


De nombreux composés chimiques sont polluants et se retrouvent en concentration sans cesse grandissante dans l’eau. On ne connait pas à long terme les impacts sur notre santé de cette pollution ni de l’interaction entre ces composés.

Il existe dans la plupart des cas des alternatives naturelles aux produits chimiques. Elles sont bien souvent non polluantes, non irritantes pour la peau et sans danger pour la santé. Méfiance tout de même avec certains composés naturels qui restent allergisants pour de nombreuses personnes comme notamment les huiles essentielles.


lundi 22 août 2011

Ce qu'il vaut mieux éviter dans les cosmétiques - 2ème partie


Dans cette deuxième partie des ingrédients à éviter dans les cosmétiques, nous allons parler des parfums, des colorants, des émulsifiants et des agents moussants.

Les parfums de synthèse et composés musqués


On les retrouve dans presque tous les cosmétiques mais surtout dans les parfums, eaux de toilettes et de Cologne, après-rasage, déodorants… sous les noms de musc xylène, musc cétone, fragrance, diéthyle, dibutyle, diméthyle, di-2-ethylhexyle, benzylbutyle. Ils servent à parfumer.

Les parfums de synthèse sont allergisants (les parfums naturels le sont également), et aggravent les symptômes des asthmatiques. Les composés musqués sont extrêmement toxiques : cancérigènes, neurotoxiques, mutagènes et photosensibilisants.

Les colorants


Il existe les colorants capillaires et les colorants qui servent à donner une coloration à la peau ou aux produits cosmétiques. On trouve des colorants dans les parfums, les gels douche, le maquillage, les tatouages éphémères et bien sûr dans les teintures capillaires.

Les colorants azoïques notamment sont dangereux. On les retrouve surtout dans les colorations pour cheveux, dans le henné de mauvaise qualité pour que le tatouage dure plus longtemps, certaines cosmétiques comme le rouge à lèvres ou le vernis à ongle. Ils peuvent franchir la peau, endommager le foie et sont soupçonner d’être cancérigène. Ils provoquent des allergies. Les colorants pour cheveux multiplieraient par 5 le risque de cancer du sein.

Les PEG et PPG


Ce sont des émulsifiants. Ils sont utilisés également comme base de gels ou substances émollientes ou liantes. Leurs noms sont Polyéthylene Glycol et Polypropylène Glycol.
Ils peuvent rendre la peau perméable. Leur obtention nécessite des procédés très dangereux et polluants.

Les MEA, DEA et TEA


Leurs noms savants sont : monoéthanolamine, diéthanolamine, trithanolamine mais aussi leurs dérivés dont cocamide-DEA. On les retrouve dans les shampoings, les couleurs pour les cheveux, les crèmes mais aussi les liquides vaisselle… Ce sont des agents moussants.

Des études notamment sur le DEA ont montré qu’il était bien absorbé par la peau et s’accumule dans les organes induisant des effets toxiques chroniques. Le DEA réagirait avec d’autres composants des cosmétiques et formerait un agent cancérigène : le nirosodiéthanolamine (AEDN).

Les SLS


Sous cette appellation, on retrouve le Sodium Laureth sulfate ou le sodium lauryl sulfate. C’est également un agent moussant. Il est très utilisé dans les gels douche, bain moussant, les shampoings...

Il peut être responsable d’allergies, d’irritations cutanées sur la peau mais aussi les yeux et les muqueuses.


vendredi 19 août 2011

Ce qu'il vaut mieux éviter dans les cosmétiques - 1ère partie


Voici un petit tour d’horizon des composés chimiques qu’il vaut mieux éviter dans les cosmétiques. Pour chacun d’entre eux, vous trouverez un petit descriptif (nom chimique, rôle, dans quels produits…) ainsi les risques encourus et les dangers de ces composés. Commençons par les plus connus.

Les parabènes


Ce sont des conservateurs très utilisés par les industriels (antibactérien et antifongique). On les retrouve dans les cosmétiques non bio, les produits pharmaceutiques, les aliments ou les boissons (additifs E214 à E219 ayant pour noms : méthylparabène ou 4-hydrobenzoate de méthyle, éthylparabène ou 4-hydrobenzoate d’éthyle, propylparabène ou 4-hydrobenzoate de propyle et isopropylparabène, butylparabène, isobutylparabène et benzylparabène). Ils sont présents dans un très grand nombre de shampoings, crèmes, mousses à raser, gels douche, vernis, laque, dentifrice…
Des recherches sont en cours car le parabène est suspecté de diminuer la fertilité de l’homme et il serait cancérigène. Le parabène passe à travers la peau. Des études montrent que le méthylparabène, dans les proportions dans lequel on le trouve dans les cosmétiques, accélère le vieillissement de la peau ainsi que les dommages de l’ADN causés par le soleil. Les parabènes déclenchent des allergies.

Les silicones


Ce sont des substances synthétiques dérivées du silicium : ce sont des huiles ou des cires. Les silicones sont en autres utilisées dans les shampoings, démélants, soins des cheveux, rouge à lèvres et maquillage en général, crèmes protectrices, parfums... On les retrouve sous les noms de Dimethicone, Cetyl dimethicone copolyol, Phenyl trimethicone, Stearyl dimethicone. Les silicones améliorent la texture et le toucher permettant des effets brillants, glissants, moins gras.
Non biodégradables, ces substances étouffent le cuir chevelu et bouchent les pores de la peau mais elles sont surtout très polluantes.

Les sels d’aluminium (aluminium chloride, aluminium chlorhydrate)


On les retrouve dans les anti-transpirants. Les sels d’aluminium resserrent les pores de la peau diminuant ainsi les sécrétions de sueurs. Les sels d’aluminium se comportent quasiment comme l’œstrogène.

Ils peuvent entrainer des réactions inflammatoires et une utilisation répétée peut endommager les glandes sudoripares. En effet les sels d’aluminium de synthèse bouchent les pores. Ils pénètrent dans le corps et sont capables de se fixer sur certains organes. Les sels d’aluminium sont souvent accusés d’augmenter les risques de cancer du sein pourtant aucune étude sérieuse n’a prouvé son implication.

Les phtalates


Les phtalates peuvent servir d’agent fixateur ou de liant pour éviter au vernis à ongle de craquer par exemple. On les trouve dans bon nombre de cosmétiques.

Les phtalates sont quand à eux cancérigènes. Ce sont des perturbateurs endocriniens et ont des effets nocifs sur le foie et les reins.

EDTA (Ethylène-Diamino-Tetra-Acetate)


C’est un agent chélateur que l'on retrouve dans de nombreux produits de beauté. Il évite que le produit ne fermente sous l’action des bactéries.

Il a la capacité de se fixer sur les métaux lourds et n’est pas biodégradable. On le retrouve donc de plus en plus dans l’eau. Aucune étude à ce jour n’a été menée afin de connaître l’impact de cette pollution grandissante.


mercredi 20 juillet 2011

L'huile de palme, une huile végétale omniprésente

l'huile de palme, huile végétale

L’huile de palme est très utilisée dans l’industrie agro-alimentaire notamment, mais elle est aussi très controversée. En effets ses impacts sur la santé et l’environnement sont désormais reconnus. A l’instar de Casino, St Michel ou Findus, le poids lourd de la frite, McCain, supprime intégralement l’huile de palme de tous ses produits. Voici donc un petit tour d’horizon de l’huile de palme, un ingrédient omniprésent dans nos assiettes.

Qu’est ce que l’huile de palme ?


L’huile de palme est une huile végétale. Elle est obtenue à partir de la pulpe des fruits du palmier à huile par pression à chaud. L’huile de palme est rouge orangée lorsqu’elle est brute (non raffinée) car elle est extrêmement riche en β-carotène. Elle contient également beaucoup de vitamine E.

La cuisson détruit ses propriétés la rendant blanche et beaucoup moins intéressante sur un plan nutritif puisqu’elle se charge en acides gras saturés et perd ses vitamines.

C’est une huile très prisée de l’industrie et la demande mondiale est très forte. Les plus gros pays producteurs sont : la Malaisie, l’Indonésie, le Nigéria, la Thaïlande et la Colombie.

Où la trouve-t-on ?


Ingrédient courant et ancestral des plats africains, asiatiques ou sud-américains, elle est surtout très fréquente dans les produits préparés : chips, frites, poisson panés, biscuits, gâteaux, pâtes à tartiner, lait en poudre pour bébé, mayonnaise, plats cuisinés, bouillon… Etant donné que l’huile de palme est un produit naturel on la trouve également dans certains produits estampillés bio : biscottes, pâtes à tarte…

L’huile de palme est aussi très présente dans les cosmétiques. Mais c’est surtout l’huile de palmiste, extraite des graines du palmier à huile qui est utilisée. L’acide stéarique, contenu dans l’huile de palme, entre dans la composition des sticks, baumes ou beurres. L’huile de palme est également un des ingrédients du savon de Marseille.

Il existe un biocarburant à base d’huile de palme mais les proportions fabriquées restent très faibles par rapport à l’utilisation de l’huile de palme dans l’agroalimentaire et les cosmétiques.

Pourquoi un tel intérêt ?


Son principal atout est économique. Son coût de production est faible et le taux de rendement d’un palmier à huile est élevé. Dans l’industrie agro-alimentaire, l’huile de palme apporte du moelleux et permet une meilleure conservation du produit.

Dans les cosmétiques, elle donne de l’éclat au teint et est parfaite pour nourrir les peaux exposées au soleil. C’est aussi (acide stéarique) un épaississant et un émollient qui donne onctuosité et douceur aux produits.


Pourquoi est-elle si décriée ?


L’industrie agro-alimentaire utilise l’huile de palme sous sa forme raffinée donc riche en acides gras saturés. Elle est tellement présente dans de nombreux produits manufacturés qu’on peut rapidement atteindre la limite de dose journalière acceptable. Les risques pour la santé sont : l’augmentation du taux de cholestérol et les maladies cardio-vasculaires.

L’autre impact est environnemental puisqu’elle entraîne la destruction des forêts tropicales laissant place à des étendues de palmiers à huile. Outre la déforestation, le milieu de vie de nombreuses espèces animales se voit réduit d’années en années.

Petit à petit, les populations locales ont de moins en moins accès à un de leurs ingrédients traditionnels qu’est l’huile de palme, face à la voracité de l’industrie car la demande ne cesse d’augmenter depuis les années 80.


vendredi 6 mai 2011

Principe de précaution retenu pour le parabène et les phtalates

Mardi les députés ont voté, à la surprise générale, une proposition de loi du Nouveau Centre visant à interdire « la fabrication, l’importation et la vente ou l’offre de produits contenant des phtalates, des parabènes ou des alkylphénols ». Ces 3 catégories appartiennent à la famille des CMR autrement dit : Cancérigène, Mutagène, ou Reprotoxique. Ce sont des perturbateurs endocriniens. Et pourtant ils sont présents dans de nombreux plastiques de la vie quotidienne :

  • Les parabènes jouent le rôle de conservateurs (antifongique et antibactérien) dans les cosmétiques (crèmes shampoing, savon, gel, mousse à raser, laques, vernis à ongles…), dans certains médicaments et certains aliments.
  • Les phtalates sont utilisés comme plastifiants afin d’assouplir les plastiques (PVC). On les retrouve dans les cosmétiques, le matériel médical (gants), les emballages alimentaires, les adhésifs, les colles, les peintures…
  • Les alkylphénols sont présents dans les cosmétiques également (shampoings, laques et gels, mousse à raser, colorations…), les détergents, les peintures, les pesticides… Ils servent d’émulsifiants, de surfactants (facilitant l’adhésion d’un liquide sur une surface mouillée), d’agents dispersants (permet de mélanger les molécules hydrophobes et hydrophiles) ou d’agents mouillants (permet de mieux étaler le produit nettoyant sur la surface à nettoyer).

Actuellement des mesures interdisent déjà l’utilisation de certaines substances dans les jouets destinés aux enfants de moins de 3 ans. D’autres limitent les concentrations. Cette proposition de loi va plus loin en demandant d’appliquer le principe de précaution et en interdisant complètement leur usage. Si les cosmétiques semblent près à amorcer ce virage et proposent déjà des produits sans parabènes ou sans phtalates par exemple, l’industrie du plastique est loin d’être prête. Elle n’a tout simplement pas de solutions de rechange.

Comme dans le cas du bisphénol A, Xavier Bertrand, ministre de la santé, est contre le principe de précaution et dit préférer attendre les résultats de nouvelles études. C’est au tour du sénat d’étudier la proposition, verdict dans quelques semaines.

lundi 4 avril 2011

le bisphénol fait débat

Molécule de Bisphénol A ou BPA

Des dizaines d’études scientifiques menées à travers le monde sont en train de montrer les méfaits du Bisphénol A ou BPA. Ce perturbateur endocrinien serait responsable de maladies cardio-vasculaires, de certain type de diabète, d’anomalies hépatiques, d’anomalies embryonnaires… Le souci est que cette substance est omniprésente dans notre quotidien : emballages plastiques, vaisselle plastique, boîtes de conserve, canettes de soda… Petit tour d’horizon de ce reprotoxique actuellement classé catégorie 3, autrement dit « préoccupant pour la reproduction de l’espèce humaine ».

Qu’est-ce que le Bisphénol A ou BPA?


Il s’agit d’un composé chimique. C’est un perturbateur endocrinien capable de se lier au récepteur des œstrogènes. Il reproduit l’effet de l’hormone sexuelle féminine. D’abord étudié comme œstrogène de synthèse, il a finalement été exploité par l’industrie plastique. Il est utilisé pour la polymérisation des plastiques (polycarbonate et résine epoxy). Il sert également d’antioxydant des plastifiants et PVC.

Où le trouve-t-on ?


Il entre dans la fabrication de nombreux plastiques qui nous entourent :
  • Contenants alimentaires en plastiques : bouteilles d’eau rigide (type fontaine d’eau) ou bouteilles de lait, récipients plastiques de conservation ou de chauffage micro-onde (type Tupperware), pots de yaourt ou de fromage blanc, vaisselle plastique (assiette ou gobelet pour bébé ou enfant)…
  • Contenants alimentaires non plastiques (revêtement intérieur) : boîte de lait ou de sauces tomate en carton, canettes de soda, boîtes de conserves…
  • Petit électroménager : cuit-vapeur, robot ménager, mixeur plastique, bouilloire…
  • Tuyauterie : tube et tuyau en PVC
  • Objets non alimentaires : lunettes, sacs poubelles, pare-chocs, CD, tickets de caisse (encre), ciment dentaire, adhésifs…

Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive. On peut le repérer grâce à ce sigle :

Les plastiques avec le code de recyclage 3 ou 7 contiennent du BPA. Notons tout de même que ce sigle n’est pas obligatoire.

Quels sont les risques ?


Le Bisphénol A est capable de s’extraire à faible dose des plastiques. Cet effet est accentué lorsque les plastiques sont chauffés ou nettoyés avec des détergents puissants ou des acides. La contamination se fait par ingestion. Mais on le soupçonne de passer également par la peau et les voies respiratoires.
La société internationale d’endocrinologie demande que le principe de précaution soit appliqué au Bisphénol A.
Ces effets sur l’organisme seraient les suivants  (ils ont été constatés sur les animaux):
  • Dérèglement hormonal,
  • Cancer du sein et de la prostate,
  • Puberté précoce chez les filles,
  • Déficit de l’attention,
  • Hyperactivité,
  • Baisse en qualité et en nombre des spermatozoïdes,
  • Obésité,
  • Maladie cardio-vasculaires,
  • Anomalies du bilan hépatique,
  • Perturbation du fonctionnement cérébral du fœtus et des nouveaux nés…


Le placenta ne protège pas de l’embryon de l’exposition au Bisphénol A.

Le Bisphénol A est retrouvé dans de nombreux organismes vivants. Une étude a démontré que plus de 90% des américains ont du Bisphénol A dans leurs urines. Plus le sujet est jeune, plus le taux est élevé.

Quelles mesures ?


Le Canada et la France ont interdit la commercialisation des biberons contenant du Bisphénol A. Cette mesure sera applicable dans l’union européenne dès juin 2011.
La FDA (Food and Drugs Administration) aux Etats-Unis et l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) commence à s’intéresser à la toxicité du Bisphénol. La FDA encourage la suppression du BPA dans les boîtes de conserve et les récipients contenant des aliments pour bébés. L’Afssa recommande un étiquetage systématique des produits contenant du BPA pour alerter le consommateur afin qu’il ne chauffe pas trop longtemps les produits contenu dans ces récipients. Elle recommande également qu’un programme de recherche évaluant la toxicité du BPA soit lancé. Certaines grandes enseignes commencent à utiliser des encres sans BPA pour l’émission des tickets de caisse. Mais concrètement aucune mesure n’a été prise.

Il nous revient donc de prendre quelques précautions au quotidien :
  • Limiter ses achats de boîtes de conserve,
  • Ne pas chauffer les aliments dans les contenants en plastiques et préférer des récipients en verre,
  • Préférer les bouteilles aux canettes,
  • Eviter la vaisselle plastique notamment pour les enfants…

Des chercheurs travaillent sur un plastique en fécule de pommes de terre biodégradable mais 2 à 3 fois plus cher qu'un plastique contenant du BPA. Il est donc presque certain que sans législation, les industriels ne se tourneront pas vers cette solution.

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