jeudi 13 juin 2013

Consommer autrement en faisant son marché

Faire son marché


Il est une habitude que j’ai depuis très longtemps, c’est de faire mon marché. Lorsque je ne travaillais pas à la maison, j’y allais le week-end. En général j’achetais surtout des fruits et des légumes. Et puis il y a quelques années, lorsque ma fille est née, je me suis mise à faire mon marché en semaine, le jeudi matin. Aujourd’hui c’est d’autant plus pratique pour moi que le marché se situe à 2 pas de son école, si bien que je la dépose puis je file « faire mon marché », comme on dit.

Pourquoi je vous en parle aujourd’hui ? Parce que c’est devenu quasiment le seul endroit où je me fournis en produit alimentaire. Et je ne vais plus au supermarché qu’une fois par mois environ pour les produits d’entretien, quelques conserves et produits d’épicerie.

Qu’est–ce que j’achète ?

Le marché se divise en 2 parties : les producteurs locaux et les revendeurs.

Chez les producteurs locaux, j’achète les fruits et légumes, les fromages de chèvre, les laitages crus (je vous expliquerai dans un prochain article pourquoi je ne consomme que des produits laitiers crus) et les œufs.

Chez les revendeurs, je complète un peu les fruits car nous ne trouvons dans notre région que les pommes, les cerises, les fraises et quelques poires ou fruits rouges et parfois des abricots. Il m’arrive aussi de prendre certains légumes que je ne trouve pas chez les producteurs comme les artichauts ou les avocats. Je veille toujours à acheter des fruits et des légumes de saison. Je passe également chez le boucher, le poissonnier, le fromager et l’herboriste.

Comment j’ai « sélectionné » mes marchands ?

Au départ, ça m’a pris un peu de temps mais j’ai fait le tour des marchands. J’ai questionné, j’ai testé et j’ai aussi beaucoup observé les produits. Petit à petit, j’en ai éliminé certains et gardé d’autres.

Mes critères étaient des produits qui ont du goût, locaux au maximum, de saison et dans la mesure du possible, peu ou pas traités. Chose que font désormais volontiers les producteurs car, rien que du point de vue économique, ils s’y retrouvent. Je me sers chez pas mal de producteurs différents car chacun a un peu sa spécialité.

Chez la fromagère par exemple, j’y prends de l’emmental au lait cru, que je râpe moi-même sur les plats. Et enfin j’ai retrouvé du fromage qui fait des fils lorsqu’il fond et non pas cet espèce de plastique infâme et sans goût du supermarché.

J’ai même découvert un bon herboriste qui sélectionne ses produits avec soin. Je lui prends du thé aux mélanges savoureux, des épices toujours fraîches et moulues de l’année en cours et des plantes vertueuses en tout genre. Et il est loin d’être avare en conseil, c’est une vraie mine d’informations.

Le boucher se sert chez les producteurs locaux, la fromagère propose beaucoup de produits régionaux et surtout au goût incomparable. Je me sers également en œuf et produit laitier au lait cru (lait, beurre, fromage blanc...), miel, confitures à une GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun), en direct de la ferme donc.

Quels intérêts j’y trouve ?


Tout d’abord, au fil du temps et bien, vous devenez une habituée. Alors désormais on discute, de la pluie et du beau temps la plupart du temps, mais c’est sympa. Et puis les marchands vous donnent des conseils de préparation ou vous orientent sur certains produits.

La principale raison qui m’a fait aller au marché au départ, c’est la qualité gustative des fruits et des légumes. Et là, je m’y suis vraiment retrouvée. J’en avais marre de manger des poires dures comme de la pierre et insipides, des tomates sans saveurs mais bien calibrées... Du point de vue de la conservation, ce n’était pas ça non plus. Tout pourrissait très vite. Aujourd’hui je ne jette plus rien.

Du point de vue pécuniaire aussi, c’est intéressant. Mon panier hebdomadaire me coûte environ 70 à 80 euros. Je ne suis pas tentée de déborder de ma liste de course comme au supermarché avec les promotions de bout de gondoles. Je me tiens à ce dont j’ai besoin uniquement.

Je me sers toujours chez les mêmes commerçants et désormais mon marché me prend environ 30 minutes par semaine. Parfois je complète avec le marché du dimanche qui a l’avantage de voir les mêmes commerçants.

Et les solutions de remplacement ?


Il est très rare que je n’aille pas au marché mais on n’est pas à l’abri d’imprévus. Et puis lorsqu’il fait des températures vraiment très basses en hiver, les producteurs de fruits et légumes ne viennent pas.

Je possède 2 solutions de rechange :
  • La première est une vendeuse de fruits et légumes dans un quartier proche de chez moi. Elle propose des produits de saison essentiellement et de bonne qualité. Elle vend également certains produits locaux comme des fromages, des œufs, des confitures, du miel...
  • La seconde est une halle paysanne qui regroupe des producteurs locaux. C’est un peu un petit marché couvert. Les prix pratiqués sont plus élevés mais les produits sont de très bonnes qualité, de saison et pour la plupart locaux.

Alors qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, vous me retrouverez sur le marché avec mon petit chariot. Et oui le panier c’est élégant mais les épaules, le dos et les mains n’apprécient guère.


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