jeudi 25 août 2011

Ce qu'il vaut mieux éviter dans les cosmétiques - 3ème partie

Dans cette troisième et dernière partie, nous allons détailler les méfaits des huiles minérales, des composés organohalogénés, des antioxydants, des conservateurs et des antistatiques

Les huiles minérales


Ce sont des dérivés du pétrole. Elles sont utilisées comme agents texturants ou émollients. Elles sont bon marché et faciles à manipuler, c’est pourquoi elles sont tant appréciées de l’industrie cosmétique non naturelle ou bio. On les trouve sous le nom de paraffin, paraffinum liquidum, cera microcristalina, synthetic wax, isododecane, isohexadecane. C’est également un additif alimentaire (E905).

Suspectées d’être cancérigène, elles obstruent les pores de la peau. En outre les huiles minérales sont très polluantes.

Composés organohalogénés


Ce sont des conservateurs à base de chlore, d’iode ou de brome. Ils existent sous forme naturelle ou synthétique.

Ils sont allergènes et réactifs dès lors qu’ils se fixent dans les tissus en les endommageant. Le triclosan par exemple est capable d’empêcher le bon fonctionnement du foie.

Les BHT et BHA


Ce sont des antioxydants c'est-à-dire qu’ils empêchent les huiles de rancir. Il s’agit du butylhydroxytoluène et du Butylhydroxyanisole. Ils peuvent être remplacés par la Vitamine E (Tocophérol), antioxydant naturel.
En dose élevée, ils sont cancérigènes (estomac). Les tests sur animaux montrent des modifications du système immunitaire et de la formule sanguine.

Ils amplifient le phénomène des boutons et points noirs et déclenchent des allergies. Leur obtention nécessite l’utilisation de gaz dangeureux et toxiques.

Les Formaldéhydes et séparateurs de formaldéhydes


C’est un conservateur, qui est de moins en moins utilisé. On le retrouve sous les noms de Formol, Formalin, Formic aldéhyde, Paraform, Methanal, Methylene oxide, Oxymehylene, Oxomethane et pour les séparateurs, Formaldéhyde, DMDM hydantoïne, Bronopol. Les formaldéhydes sont présents dans les dentifrices, les crèmes ou les durcissants pour les ongles.

Ils sont allergènes et cancérigènes. Les séparateurs de formaldéhydes sont capables de dénaturer les protéines.

Les Quats et polyquats


Ce sont des antistatiques. Ils facilitent le coiffage. Les plus courants sont : le CTAC (cetyl trimethyl ammonium chlorure) ou le quaternium 5. Les polyquats se reconnaissent sous la dénomination polyquaternium suivi d’un chiffre.

Ils ont un léger effet irritant. Ils ne sont pas tous biodégradables et s’accumulent dans l’eau.

En conclusion


De nombreux composés chimiques sont polluants et se retrouvent en concentration sans cesse grandissante dans l’eau. On ne connait pas à long terme les impacts sur notre santé de cette pollution ni de l’interaction entre ces composés.

Il existe dans la plupart des cas des alternatives naturelles aux produits chimiques. Elles sont bien souvent non polluantes, non irritantes pour la peau et sans danger pour la santé. Méfiance tout de même avec certains composés naturels qui restent allergisants pour de nombreuses personnes comme notamment les huiles essentielles.


lundi 22 août 2011

Ce qu'il vaut mieux éviter dans les cosmétiques - 2ème partie


Dans cette deuxième partie des ingrédients à éviter dans les cosmétiques, nous allons parler des parfums, des colorants, des émulsifiants et des agents moussants.

Les parfums de synthèse et composés musqués


On les retrouve dans presque tous les cosmétiques mais surtout dans les parfums, eaux de toilettes et de Cologne, après-rasage, déodorants… sous les noms de musc xylène, musc cétone, fragrance, diéthyle, dibutyle, diméthyle, di-2-ethylhexyle, benzylbutyle. Ils servent à parfumer.

Les parfums de synthèse sont allergisants (les parfums naturels le sont également), et aggravent les symptômes des asthmatiques. Les composés musqués sont extrêmement toxiques : cancérigènes, neurotoxiques, mutagènes et photosensibilisants.

Les colorants


Il existe les colorants capillaires et les colorants qui servent à donner une coloration à la peau ou aux produits cosmétiques. On trouve des colorants dans les parfums, les gels douche, le maquillage, les tatouages éphémères et bien sûr dans les teintures capillaires.

Les colorants azoïques notamment sont dangereux. On les retrouve surtout dans les colorations pour cheveux, dans le henné de mauvaise qualité pour que le tatouage dure plus longtemps, certaines cosmétiques comme le rouge à lèvres ou le vernis à ongle. Ils peuvent franchir la peau, endommager le foie et sont soupçonner d’être cancérigène. Ils provoquent des allergies. Les colorants pour cheveux multiplieraient par 5 le risque de cancer du sein.

Les PEG et PPG


Ce sont des émulsifiants. Ils sont utilisés également comme base de gels ou substances émollientes ou liantes. Leurs noms sont Polyéthylene Glycol et Polypropylène Glycol.
Ils peuvent rendre la peau perméable. Leur obtention nécessite des procédés très dangereux et polluants.

Les MEA, DEA et TEA


Leurs noms savants sont : monoéthanolamine, diéthanolamine, trithanolamine mais aussi leurs dérivés dont cocamide-DEA. On les retrouve dans les shampoings, les couleurs pour les cheveux, les crèmes mais aussi les liquides vaisselle… Ce sont des agents moussants.

Des études notamment sur le DEA ont montré qu’il était bien absorbé par la peau et s’accumule dans les organes induisant des effets toxiques chroniques. Le DEA réagirait avec d’autres composants des cosmétiques et formerait un agent cancérigène : le nirosodiéthanolamine (AEDN).

Les SLS


Sous cette appellation, on retrouve le Sodium Laureth sulfate ou le sodium lauryl sulfate. C’est également un agent moussant. Il est très utilisé dans les gels douche, bain moussant, les shampoings...

Il peut être responsable d’allergies, d’irritations cutanées sur la peau mais aussi les yeux et les muqueuses.


vendredi 19 août 2011

Ce qu'il vaut mieux éviter dans les cosmétiques - 1ère partie


Voici un petit tour d’horizon des composés chimiques qu’il vaut mieux éviter dans les cosmétiques. Pour chacun d’entre eux, vous trouverez un petit descriptif (nom chimique, rôle, dans quels produits…) ainsi les risques encourus et les dangers de ces composés. Commençons par les plus connus.

Les parabènes


Ce sont des conservateurs très utilisés par les industriels (antibactérien et antifongique). On les retrouve dans les cosmétiques non bio, les produits pharmaceutiques, les aliments ou les boissons (additifs E214 à E219 ayant pour noms : méthylparabène ou 4-hydrobenzoate de méthyle, éthylparabène ou 4-hydrobenzoate d’éthyle, propylparabène ou 4-hydrobenzoate de propyle et isopropylparabène, butylparabène, isobutylparabène et benzylparabène). Ils sont présents dans un très grand nombre de shampoings, crèmes, mousses à raser, gels douche, vernis, laque, dentifrice…
Des recherches sont en cours car le parabène est suspecté de diminuer la fertilité de l’homme et il serait cancérigène. Le parabène passe à travers la peau. Des études montrent que le méthylparabène, dans les proportions dans lequel on le trouve dans les cosmétiques, accélère le vieillissement de la peau ainsi que les dommages de l’ADN causés par le soleil. Les parabènes déclenchent des allergies.

Les silicones


Ce sont des substances synthétiques dérivées du silicium : ce sont des huiles ou des cires. Les silicones sont en autres utilisées dans les shampoings, démélants, soins des cheveux, rouge à lèvres et maquillage en général, crèmes protectrices, parfums... On les retrouve sous les noms de Dimethicone, Cetyl dimethicone copolyol, Phenyl trimethicone, Stearyl dimethicone. Les silicones améliorent la texture et le toucher permettant des effets brillants, glissants, moins gras.
Non biodégradables, ces substances étouffent le cuir chevelu et bouchent les pores de la peau mais elles sont surtout très polluantes.

Les sels d’aluminium (aluminium chloride, aluminium chlorhydrate)


On les retrouve dans les anti-transpirants. Les sels d’aluminium resserrent les pores de la peau diminuant ainsi les sécrétions de sueurs. Les sels d’aluminium se comportent quasiment comme l’œstrogène.

Ils peuvent entrainer des réactions inflammatoires et une utilisation répétée peut endommager les glandes sudoripares. En effet les sels d’aluminium de synthèse bouchent les pores. Ils pénètrent dans le corps et sont capables de se fixer sur certains organes. Les sels d’aluminium sont souvent accusés d’augmenter les risques de cancer du sein pourtant aucune étude sérieuse n’a prouvé son implication.

Les phtalates


Les phtalates peuvent servir d’agent fixateur ou de liant pour éviter au vernis à ongle de craquer par exemple. On les trouve dans bon nombre de cosmétiques.

Les phtalates sont quand à eux cancérigènes. Ce sont des perturbateurs endocriniens et ont des effets nocifs sur le foie et les reins.

EDTA (Ethylène-Diamino-Tetra-Acetate)


C’est un agent chélateur que l'on retrouve dans de nombreux produits de beauté. Il évite que le produit ne fermente sous l’action des bactéries.

Il a la capacité de se fixer sur les métaux lourds et n’est pas biodégradable. On le retrouve donc de plus en plus dans l’eau. Aucune étude à ce jour n’a été menée afin de connaître l’impact de cette pollution grandissante.


lundi 8 août 2011

La noix de coco dans tous ses états

huile de coco vierge

Pour profiter de tous les bienfaits de la noix de coco, voici différentes manières de la consommer :

Fraîche : pour les chanceux qui partent sous les tropiques, la dégustation de la noix de coco fraîche est à découvrir. Vous trouverez des vendeurs près des plages ou des sites touristiques. En 3 coups de machette, ils vous ouvrent la noix de coco dans laquelle ils vous glissent une paille et vous n’avez plus qu’à déguster l’eau de coco. Vous pourrez ensuite manger la pulpe fraîche.

Séchée et râpée, elle est très utilisée en cuisine notamment pour la confection des desserts.
L’eau de coco se rapproche du plasma humain dans sa composition. Elle est peu calorique et rafraîchissante. C’est une boisson idéale pour la récupération des sportifs. On la trouve désormais en brique dans les magasins bio.

Le lait de coco est un produit dérivé de la noix de coco obtenu après ajout d’eau bouillante à la pulpe de noix de coco. On l’utilise en cuisine dans les desserts, les smoothies, les cocktails, les plats de viande ou de crustacées, le riz…

La crème de coco est obtenue en plongeant la pulpe dans du lait bouillant. Elle est utilisée en cuisine comme le lait de coco.

Le sucre de coco est obtenu à partir de la sève du cocotier. Sous forme de poudre, le sucre de noix de coco est brun. Il a un indice glycémique bas (35). Il se cuit ou s’utilise tel quel dans les yaourts, les salades de fruits…

La farine de coco est extraite de la chair de la noix de coco mûre. Elle ne contient pas de gluten et est donc une bonne alternative pour les personnes allergiques. Très riche en fibre, elle améliore le transit intestinal, augmente la sensation de satiété lors de régime, aide à réduire le risque de maladie cardio-vasculaires et le mauvais cholestérol et permet le contrôle du diabète de type 2. On peut l’utiliser en remplacement de la farine de blé dans les desserts ou bien en apport de fibre (une à deux cuillère dans les yaourts, les compotes…).

L’huile de coco vierge s’obtient à partir de la pulpe ou amande arrivée à maturité (dure) mais non séchée. Elle est blanche et solide en dessous de 22°C. Non raffinée et naturelle, elle peut être utilisée en cuisine (mais pas pour la friture) ou comme cosmétique et ingrédient de cosmétiques fait maison. C’est un produit cher.

L’huile de coprah ou huile de coco est obtenue après avoir fait sécher la pulpe. Elle est blanche et solide à température ambiante. Elle est obtenue par des procédés industriels qui nécessitent l’utilisation de produits chimiques. Elle est souvent hydrogénée pour amplifier le phénomène de solidité de l’huile de coco ce qui amplifie le risque de maladie cardio-vasculaire. Elle est très utilisée dans l’industrie agro-alimentaire. C’est l’ingrédient principal de la fameuse Végétaline. L’huile de coprah entre également dans la composition du monoï.


vendredi 5 août 2011

La noix de coco : bienfaitrice?

La noix de coco et ses bienfaits
Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à un produit qui rappelle les vacances et l’exotisme : la noix de coco. Que ce soit en cosmétique ou dans l’alimentation, la noix de coco possède des bienfaits malgré la mauvaise réputation de l’huile de coco.

Quels sont ces bienfaits ?


La noix de coco contient de nombreux minéraux ; potassium, fer, magnésium, manganèse, phosphore, cuivre, zinc, sélénium et des vitamines : B3, B5, B6 et folate. Elle contient beaucoup de fibres facilitant ainsi le transit intestinal.
Elle est très riche en acide laurique (50% des acides gras qu’elle contient) qui a pour effet d’améliorer le taux de bon cholestérol (HDL) dans le sang. L’acide laurique stimule également le système immunitaire. A titre de comparaison, l’acide laurique est présent en grande quantité dans le lait maternel.

En cosmétique, elle est utilisée pour ses propriétés hydratante, adoucissante et émolliente. Nourrissante grâce à son taux élevé d’acides gras, elle est idéale pour les lèvres gercées. C’est également un bon protecteur pour la fibre capillaire. La pulpe séchée et râpée est utilisée pour exfolier dans les gommages home made.

Et son taux élevé en acide gras saturé ?


Peu d’études ont été menées sur la noix de coco et son impact sur la santé. En revanche, l’huile de coco et son taux élevé en acide gras saturé fait débat. En effet les acides gras saturés augmentent le risque de maladies cardio-vasculaires et élèvent le taux de mauvais cholestérol (LDL). Mais des études récentes montreraient qu’au contraire, elle améliore le taux de bon cholestérol (HDL).

Bref, deux écoles s’affrontent et il est difficile de démêler le vrai du faux. Ce qui est sûr c’est que l’huile de coco vierge (à ne pas confondre avec l’huile de coprah ou la Végétaline consommée en France) est très utilisée dans les plats en Inde, en Indonésie, en Thaïlande, aux Philippines et que les populations ne présentent pas de problèmes de cholestérol particuliers.

Lundi retrouvez la suite de votre article sur la noix de coco : la noix de coco dans tous ses états.


mardi 2 août 2011

L'inuline

Topinambour

L’inuline est un composé naturel très présent dans l’industrie agro-alimentaire, les cosmétiques ou la phytothérapie. Après un bref aperçu de son origine, découvrons ses avantages et ses applications industrielles.

Son origine



L’inuline est extraite de plantes comme l’agave, le topinambour ou la chicorée. L’artichaut, l’ail, le poireau en contiennent également. C’est un pré-biotique (fibre alimentaire de la famille des fructanes) qui stimule les défenses naturelles de la flore intestinale. L’inuline est un glucide tout comme l’amidon mais qui n’est pas assimilable par l’organisme.

Ses avantages


L’inuline présente quelques bienfaits :

  • elle régule la flore intestinale favorisant ainsi le transit,
  • elle favorise l’absorption du calcium et du phosphore,
  • elle renforcerait le système immunitaire en aidant à l’élimination des bactéries pathogènes,
  • elle favoriserait la diminution du taux de cholestérol (mais les études restent contradictoires),
  • elle est hydratante,
  • elle adoucit la peau.

Naturelle, elle est également 100% biodégradable.

Cependant des cas d’allergies à l’inuline ont été observés. Une trop grosse consommation d’inuline peut entraîner des problèmes intestinaux tels que des ballonnements, des gaz ou des crampes.  L’inuline est un produit raffiné qui ne peut pas remplacer l’apport de fibres naturelles (fruits, légumes ou céréales).

Ses applications


Ses propriétés font que l’inuline est très utilisée dans l’industrie alimentaire, les cosmétiques et les compléments alimentaires. Elle est ajoutée à de multiples aliments: produits de boulangerie, produits laitiers, crème glacée, chocolat, boisson, produits carnés, aliments pour animaux. Elle peut être utilisée pour :

  • sucrer sans apporter trop de calories,
  • améliorer la texture des aliments faibles en matières grasses,
  • ajouter des fibres dans les produits alimentaires sans en affecter la consistance.

En phytothérapie, l’inuline est choisie pour sucrer tout en limitant l’apport calorique. On la retrouve dans les sirops aux plantes (la gamme Pediakid pour les enfants en contient), les draineurs. Son effet coupe-faim fait que l’inuline est utilisée également dans les produits de régime.

En cosmétique, l’inuline est utile dans les formulations capillaires notamment. En effet c’est une alternative aux silicones puisque elle apporte légèreté et permet de lisser les cheveux.



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